La publication par Wikileaks d’une masse de télégrammes diplomatiques a d’abord entrainé des commentaires très révélateurs de l’air du temps : certains ont dit que ces documents ne contenaient que des banalités ; d’autres au contraire ont prétendu que ces notes contenaient des secrets d’Etat d’une grande importance et qu’ils ne fallaient pas les publier parce qu’«on ne doit pas tout dire aux enfants », reconnaissant ainsi qu’ils considèrent les citoyens comme des mineurs. Pour ma part, ayant lu de tels télégrammes tous les jours pendant plus d’une décennie, je peux témoigner de leur grand intérêt : Pas une journée sans que je n’y apprenne quelque chose d’utile à la conduite de la politique étrangère.
Wikileaks

En publiant ce matin la liste des installations industrielles étrangères que les Etats-Unis veulent protéger des attaques terroristes, le site le plus controversé de l'année franchit une nouvelle étape dans le mécontentement des Etats occidentaux. Irresponsable et criminel sont les deux mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier les actions d'un groupe qui se situe au croisement de deux mondes, internet et le journalisme. Les objectifs eux mêmes restent obscurs. Le site, qui avait pour raison d'être de donner une audience aux informations concernant les régimes d'oppression et les comportements non éthiques, semble avoir versé dans un combat radical contre le secret sous toutes ses formes. Dans le sensationnalisme disent certains soulignant que les notes diplomatiques dévoilées par Wikileaks / Wikipschitt relèvent surtout de ragots et de commérages sans véritable portée. Julian Assange, traqué, demande désormais la démission d'Obama pour avoir espionné les fonctionnaires de l'ONU. Cette prise de position trahit-elle un autre activisme qui serait politique plutôt que purement journalistique?
Economiste, écrivain et haut fonctionnaire
De l'intérêt de certaines révélations pour les citoyens
Président de la République
La transparence absolue, c’est le totalitarisme
POUR
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Enfin un site, qui est dirigé par la personne de Julien Assange, qui essaie de dénoncer des vérités cachées par nos gouvernements ! Cela fait réellement du bien !
Et de voir à quel point Assange se trouve censuré, malmené, stigmatisé, cela montre que notre "soi-disante" liberté d'expression n'est pas si extensible qu'elle n'y parait ! Où est donc la démocratie dans ces cas là ? -
L'aventure Wikileaks, c'est l'émergence dans la vraie vie de contes jusqu'ici condamnés à l'imaginaire, dans le style : que deviendrait le monde si personne ne pouvait plus jamais mentir ? Des épisodes douloureux sont certes à prévoir, mais c'est tellement chouette, une fable qui devient réalité. Sérieusement, je ne pense pas que nous puissions, au bout du compte, perdre à la transparence absolue. Mais quoi qu'il en soit, rien n'arrêtera la tendance, et il va bien falloir adapter nos sociétés à ce phénomène.
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C’est aux gouvernements de garder les secrets tant qu’ils le peuvent, et de s’ajuster vis-à-vis de la réalité quand ceux-ci sont découverts. C’est le devoir de la presse de publier ce qu’elle apprend, et de trouver l’information où elle le peut quand on lui refuse d’y accéder.
Wikileaks et le journalisme -
Les sociétés démocratiques ont besoin de medias forts. Wikileaks fait partie de ces medias.
Wikileaks et le journalisme -
Wikileaks est devenu votre seconde planète.
Vous y construisez des palais, vous vous enrichissez sans délai et vous communiquez entre vous sans difficulté.
Tout y est accessible, mais sous le mode virtuel : le pouvoir, le sexe ou l’argent… tout y est virtuel.
Vos amours n’ont plus rien de réel.
Vos liens sont imaginaires.
Et vous-mêmes, qu’êtes-vous devenus ?
Des numéros ? Des pseudos ! Des antihéros.
Ne faites pas cette tête, Wikileaks est un jeu. Rien qu’un jeu !
Mais ne le jouez pas… si vous n’êtes pas capables de jouer avec le feu.http://www.tueursnet.com/index.php?journal=WekillX
CONTRE
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La transparence, ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, plus de discrétion. Pour l’instant nous n’avons pas appris collectivement à nous servir de la meilleure façon des nouvelles technologies de communication. Internet ne peut être la seule zone de non-droit, de non-morale de la société, la seule zone où aucune des valeurs habituelles qui permettent de vivre ensemble ne soient acceptées. Je ne crois pas à la société de la délation généralisée, de la surveillance généralisée.
La transparence totale est-elle souhaitable? -
Si chacun sait ce que prévoit l'autre, cela devient l'anarchie. Si on continue dans cette voie, on se retrouvera avec des dossiers secret-défense qui vont perdre toute leur substance.
A force de savoir ce que l'autre veut faire, on va fausser toutes les relations internationales et les fondements géopolitiques.La transparence totale est-elle souhaitable?
NI POUR NI CONTRE
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Le site internet WikiLeaks de Julian Assange a annoncé lundi «la suspension temporaire» de la diffusion de documents secrets, par manque de moyens financiers.
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Les enjeux du débat
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La transparence totale est-elle souhaitable?
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Les méthodes de wikileaks sont-elles contestables?
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Julian Assange a-t-il fagocité wikileaks?
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Wikileaks et le journalisme



