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A-t-on le droit de se droguer?

La dépénalisation du cannabis

Un juge belge qui veut faire interdire purement et simplement la cigarette. Des associations en faveur d'une dépénalisation complète. Deux visions opposées qui s'affrontent d'abord sur le terrain de l'économie. Pour les uns, il faut proscrire les drogues car elles posent un grave problème de santé publique, pour les autres l'interdiction favorise économiquement les filières clandestines et donc, inévitablement, la délinquance.
Mais le débat se joue surtout sur le terrain des libertés individuelles. A peu près toutes les sociétés occidentales démocratiques ont interdit les drogues dures, partant du principe qu'elles mènent à la souffrance et à la destruction de l'individu. Et en même temps elles tolèrent certaines drogues douces. En France par exemple, on considère que boire ou fumer est une affaire de choix personnel, dans laquelle personne n'a à juger ni à interférer. C'est que si elle ne met pas en danger la vie d'autrui, la consommation de drogues est un crime sans victime, autrement dit un acte qui ne nuit à personne d'autre qu'à soi. La société doit-elle interdire aux gens de se détruire? ou faut-il tout au contraire inscrire le droit aux psychotropes dans la constitution?

Les arguments du débat

Les Polémistes sont Contre

79%
21%

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La relation entre la société moderne et l’individu repose sur le respect de la liberté de ce dernier, à laquelle l’État n’impose des limites que pour le bien ou le respect de la liberté des autres

Toutes les drogues sont nocives

POUR

  • 2

    Davy Crockett

    La relation entre la société moderne et l’individu repose sur le respect de la liberté de ce dernier, à laquelle l’État n’impose des limites que pour le bien ou le respect de la liberté des autres
    ARGUMENT | Réfuté (1)

    Au nom de quel droit l’État viendrait-il dire à un adulte sain d’esprit qu’il peut ou ne peut pas absorber une substance quelconque ? De quoi je me mêle ?

    Il le fait déjà et en toute légitimité tant que l'opinion suit

  • 1

    Mike Maousse

    Soyons logiques et interdisons aussi le suicide
    ARGUMENT | Réfuté (1)

    ... mais avec des peines sévères allant jusqu'à 10 ans de prison et 20 ans en cas de récidive

    Condamner un mort à 20 ans de prison est absurde. ce serait donc l'échec d'une tentative de suicide qui serait criminalisée ?

  • 0

    zouhma

    Une façon de rester en vie
    ARGUMENT

    La vie n'est pas possible sans le rêve

CONTRE

  • 5

    Nicolas Sarkozy

    Toutes les drogues sont nocives
    ARGUMENT | Réfuté (1)

    Certaines substances sont illicites. Il n'y a pas de drogue douce ou de drogue dure. Il n'y a pas de petite consommation personnelle. Il n'y a pas d'expérience individuelle. Il n'y a pas des jeunes "libres et branchés". Il n'y a que des drogues interdites et des usagers qui transgressent la loi. Et il y a des drogues interdites parce que - quoi qu'on ait pu en dire parfois - toutes les drogues sont nocives

    Il n'y a pas de nocivité dans la drogue mais dans sa consommation excessive...

  • 4

    Polemix

    La société a une légitimité indiscutable à intervenir dès lors que ses membres sont menacés
    ARGUMENT | Réfuté (1)

    Les atteintes violentes aux autres que provoquent l'usage et l'abus d'usage de drogues, la désocialisation que cela entraîne, tout cela suffit très largement à justifier une intervention forte du corps social.

    La drogue peut aussi être une source de lien sociale

  • 2

    Hartman

    La société est fondée à interdire les actes dont elle paie les conséquences
    ARGUMENT

    Notre société prends en charge, de manière totalement gratuite, une grande partie des conséquences de la consommation des drogues légales et illégales. C'est le cas en matière de santé comme sur le plan social, et en termes d'ordre public. Elle est donc fondée à interdire celles des drogues qui lui semblent présenter un "coût" supérieurs aux bénéfice, et/ou à imposer des taxes pour réduire ce déséquilibre. C'est ni plus ni moins le raisonnement tenu en matière de médicaments.

Ils sont contre

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Polemix
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Dossier

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Polemix

Alcool, tabac, héroïne, deux poids deux mesures
ARGUMENT

Si l'on définit comme drogue toute substance dont les effets altèrent les comportements humains et qui peut provoquer un état de dépendance, force est de constater que l'approche légale des drogues est tout à fait relative.

La prohibition de l'opium comme du cannabis est récente en Europe et ne semble avoir été imposée en Asie que sous l'influence des Européens, alors même que la Régie française de l'opium fut une source appréciable de revenus pour l'État colonial français. Si l'alcool et le tabac sont des produits d'usage légal (mais fortement taxés), la prohibition du premier de ces produits n'est pas si ancienne aux États-Unis.

Nous voyons bien, dans la pratique, que la définition des drogues et la criminalisation de certaines d'entre elles résultent de facteurs multiples, moraux, culturels, sociaux et financiers mais pas toujours objectifs.

Bien qu'en termes de mortalité on meure bien plus aujourd'hui, en France, des conséquences du tabac ou de l'alcool que de l'héroïne, mourir d'une cirrhose, d'un cancer du poumon ou d'une overdose ne supporte pas le même jugement social et moral.

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