Plus des deux tiers vivent ou ont vécu en couple et plus de 50 % sont pères de famille. Ils sont donc parfaitement en mesure d’accéder à une sexualité non marchande.
Prostitution : faut-il pénaliser le client?
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Faut-il abolir la prostitution et pénaliser les clients ? En votant une résolution allant dans ce sens, les députés relancent le débat sur un sujet vieux comme le monde… A l’appel de tous les présidents de groupe, gauche et droite confondues, les députés ont voté hier une résolution reconnaissant officiellement «la position abolitionniste de la France».
Une proposition de loi va être prochainement déposée pour introduire un nouveau délit dans le droit français pénalisant les clients des prostituées, à l'instar de la Suède, où l'on peut écoper de six mois de prison et 3 000 euros d’amende.
Polémiste à son compte
Les clients ne sont pas des hommes qui vivent dans la misère affective et sexuelle
Homme politique
Il faut avant tout cibler ceux qui sont les profiteurs du système: les proxénètes, les trafiquants de jeunes filles
POUR
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Elle le fait d’ores et déjà pour ce qui est des auteurs de traite des êtres humains et de proxénétisme. Elle doit également responsabiliser les clients en leur indiquant clairement qu’eux aussi ont une part de responsabilité. Sans client, il n’y aurait pas de prostitution. L’expérience suédoise montre qu’une action de sensibilisation et de responsabilisation des clients est susceptible de faire diminuer la prostitution et la traite des êtres humains. Ce n’est pas un hasard si les Suédois et leurs femmes et hommes politiques sont aujourd’hui fiers de leur démarche.
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Proposition de résolution N° 3522 en application de Article 34-1 de la Constitution réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution
La mission d'information de la commission des lois sur la prostitution en France, qui a rendu son rapport public le 13 avril dernier, a dressé, avec plus de 200 personnes entendues, sept ministres sollicités et six déplacements effectués, un bilan aussi complet et objectif que possible de la prostitution en France.
Si elle a préconisé le vote d'une résolution parlementaire, c'est avec un triple objectif : rendre publiques certaines réalités qui posent question dans une démocratie comme la nôtre, battre en brèches les idées reçues qui laissent accroire que, sous prétexte que la prostitution serait « le plus vieux métier du monde », elle est une fatalité, enfin, réaffirmer la détermination de la France à lutter contre la prostitution et à garantir les droits des personnes prostituées.
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Nous, signataires de ce manifeste, hommes de tous âges, origines et conditions, refusons de vivre notre sexualité au travers de rapports marchands. Pour nous, la sexualité est avant tout une relation humaine, vécue dans l'égalité et le respect de l'autre, de sa liberté et de son désir.
CONTRE
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La prostitution ne sera pas régulée par la pénalisation ni en clouant au pilori les femmes et les pauvres gens qui font l'essentiel des clients. Il faut avant tout cibler ceux qui sont les profiteurs du système: les proxénètes, les trafiquants de jeunes filles.
Je trouve qu'il faut cibler aussi tous ceux qui se désintéressent des conditions de vie de ces femmes. Je me souviens d'avoir vu à Lyon, il y a quelques années un spectacle épouvantable, un immense parking, au milieu de nulle part, au bord du fleuve, où des centaines de camping cars abritaient les filles et les clients. C'était comme du bétail. Pour moi, c'est l'image la plus terrifiante de l'enfer. Et tout le monde s'en fichait puisque c'était hors de vue des bien-pensants. Ce qui est salissant, c'est moins ce que ces femmes font que les conditions dans lesquelles on les oblige à le faire.
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Faisons preuve davantage d'humanité et soyons moins donneurs de leçons à l'égard des femmes qui ont recours à la prostitution, ou des clients qui, souvent, n'ont pas d'autre issue que de rechercher le plus vieux métier du monde.
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En cherchant à pénaliser les clients de la prostitution, on fait fausse route. Je ne crois pas davantage à un monde pur, qu'à une société de saints. La loi ne doit pas être confondue avec la morale. Et la prohibition, dans tous les domaines, n'a aucune chance de marcher. Je ne crois pas à un monde aseptisé, où toutes les pulsions sont considérées comme des délits, poursuivis par les policiers.
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Autrement dit, les prostituées se cacheront pour éviter de faire arrêter leurs clients, et s’éloigneront ainsi des structures de prévention et de soins. Elles seront également moins visibles par la police, pourtant susceptible de leur porter secours en cas d'agression.
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D'une part les call girls (ou escorte) ne sont pas spécialement inquiétées (ni leur client) par cette loi qui s'adresse avant tout à la prostiuion de rue. Evidemment les tarifs sont sans commune mesure entre les travailleuses du sexe du web et de la rue (d'ou la notion de prostituion possible pour les gens aisés).
En outre, si l'on doit s'attaquer à la prostitution sans faire de disitingo entre choisie et imposée, il faut l'attaquer à tout les niveaux : Normalement Blanche-neige ne se retrouve pas en couple avec Grincheux. Mais si Grincheux avait été président de la république et que Blanche Neige fut vénale ce couple aurait pu voir le jour (toute ressemblance avec des faits existants serait purement fortuite). Qu'est ce qui est le plus condamnable, une prostituée qui couche pour quelques euros ou Blanche Neige qui fait un gamin à grincheux parce qu'elle à soif de son pouvoir et son fric... A mon avis si on applique cette nouvelle loi faut punir grincheux -
Ce n'est pas pour rien qu'on dit que c'est le plus vieux métier du monde, rien ne pourra le faire disparaitre. Il y aura toujours des clients!
La pénalisation favorise-t-elle la clandestinité? -
La pénalisation des clients éloignerait les travailleuses sexuelles des structures de prévention, de soins et de dépistage. Pénaliser les clients rendrait également plus difficile pour les travailleuses du sexe d'imposer le port du préservatif.
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Ce dossier présente les raisons pour lesquelles les travailleuses du sexe ainsi que leurs alliées sont fermement opposées à la pénalisation de leurs clients. Une telle mesure aurait en effet des conséquences catastrophiques en premier lieu pour les personnes concernées par la loi mais aussi pour les libertés de tous.
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La clandestinité poussera notamment les prostituées à se mettre sous la coupe d'un proxénète, qui pourra leur apporter des clients plus facilement, et les protéger. Derrière la pénalisation du client, se cache donc la dégradation des conditions de travail des prostituées.
Pour celles qui continueraient à exercer sans proxénète, la diminution de clients les encouragera à négocier des pratiques dangereuses et des tarifs réduits.
NI POUR NI CONTRE
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Depuis 1999, une loi criminalise l’achat de services sexuels.
Aux yeux de la loi, les prostituées sont des victimes et les clients, des délinquants.
En Suède, la règle en matière de prostitution a le mérite de la clarté : « tolérance zéro ». Le client tombe sous le coup du code pénal, risquant l’emprisonnement – pour six mois maximum – ou le paiement d’une amende. La prostituée, elle, peut recourir à une assistance sociale et financière. Il en va ainsi depuis l’entrée en vigueur, en 1999, d’une loi réclamée de longue date par les mouvements féministes, qui interdit « l’achat de services sexuels » et criminalise le « consommateur de sexe » . Le gouvernement suédois est fier de ce texte. Souvent cité en exemple en Europe, il a fait des émules en Norvège, qui en a adopté une copie quasi conforme, entrée en vigueur en 2009.
Les enjeux du débat
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Payer un rapport sexuel, est-ce l'imposer?
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La pénalisation favorise-t-elle la clandestinité?
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Modalités d'application et efficacité d'une loi


