ARGUMENT
31 août 11 Il existe aujourd'hui un énorme décalage entre, d’une part, les contraintes imposées aux firmes pharmaceutiques avant de pouvoir commercialiser un nouveau médicament et, de l’autre, la relative impuissance des autorités sanitaires nationales à organiser, ensuite, la surveillance de l’innocuité de ce même médicament. Or il existe de nombreuses différences entre les résultats des études (menées sur quelques milliers ou dizaines de milliers de personnes) avant la mise sur le marché et la réalité complexe d’une situation où le médicament est pris, parfois sur de longues périodes, par des millions de personnes. Tant que les systèmes de pharmacovigilance ne seront pas améliorés et harmonisés à l’échelon international, il est à craindre que l’affaire du Mediator ne soit pas la dernière du genre.