ARGUMENT
07 oct. 11
Nous étions en effet confrontés à trois risques majeurs. Nous risquions, tout d’abord, le bide. Si nos débats n’avaient rencontré qu’un succès médiocre, si le vote n’avait rassemblé – attendons d’ailleurs de voir ce qu’il en sera réellement dimanche – qu’un faible nombre de votants, en un mot si nous n’avions pas fait de nos primaires autre chose qu’un gros Congrès du Parti socialiste, nous aurions été moqués, à juste titre reconnaissons le. Nous pouvions aussi connaitre un « bug ». L’organisation d’un tel scrutin demandait une organisation minutieuse, un contrôle précis, une mobilisation forte : la tâche était lourde, il n’allait pas de soi qu’un parti politique en ait les moyens. Enfin, et c’était d’ailleurs l’espoir de Nicolas Sarkozy et de la droite, nous pouvions offrir le spectacle d’une formation fracturée, tomber dans le péché mignon de la division, et dès lors sortir collectivement affaiblis de cette confrontation.


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