Vous n'allez pas manquer d'arguments !

Les primaires socialistes

[filefield-onlyname]

Le débat sur la nature des primaires, au Parti socialiste, est clos. Avec un Dominique Strauss-Kahn hors jeu, plus question de primaires de confirmation, destinées simplement à lancer un candidat incontestable, déjà adoubé par les sympathisants et les sondages. Elles joueront pleinement leur jeu, tant celui-ci est ouvert.

Les Polémistes sont Contre

54%
46%

Inscrivez-vous pour influencer le débat

Les meilleurs arguments

Les primaires étaient, elles sont encore un formidable défi.

Système partisan qui en arrive à dissocier le projet et le candidat

POUR

  1. Les primaires étaient, elles sont encore un formidable défi. [+]

    2
    ARGUMENT

    Nous étions en effet confrontés à trois risques majeurs. Nous risquions, tout d’abord, le bide. Si nos débats n’avaient rencontré qu’un succès médiocre, si le vote n’avait rassemblé – attendons d’ailleurs de voir ce qu’il en sera réellement dimanche – qu’un faible nombre de votants, en un mot si nous n’avions pas fait de nos primaires autre chose qu’un gros Congrès du Parti socialiste, nous aurions été moqués, à juste titre reconnaissons le. Nous pouvions aussi connaitre un « bug ». L’organisation d’un tel scrutin demandait une organisation minutieuse, un contrôle précis, une mobilisation forte : la tâche était lourde, il n’allait pas de soi qu’un parti politique en ait les moyens. Enfin, et c’était d’ailleurs l’espoir de Nicolas Sarkozy et de la droite, nous pouvions offrir le spectacle d’une formation fracturée, tomber dans le péché mignon de la division, et dès lors sortir collectivement affaiblis de cette confrontation.

  2. C'est une façon moderne de faire de la politique [+]

    2
    ARGUMENT

    Si pour 2012 le camp majoritaire a un candidat naturel, légitime en la personne de Nicolas Sarkozy, en 2017 nous n'échapperons pas aux primaires. Je pense qu'aujourd'hui la politique moderne, les militants, les sympathisants ont envie de désigner leur chef de file, ont envie de désigner leur candidat. Je crois que c'est une façon moderne de faire de la politique.

  3. Les débats sont des moments de vérité [+]

    2
    ARGUMENT

    La primaire est un défi démocratique, il serait bafoué s'il n'y avait pas de débat parce que les électeurs s'en retrouveraient frustrés.

  4. Le PS a refusé le modèle des primaire américaines [+]

    1
    ARGUMENT

    Le PS a refusé les primaires étalées dans le temps et dans l'espace qui lui étaient initialement proposées, sur le modèle des primaires américaines: vote tout d'abord dans dix départements limitrophes, élimination des candidats qui ne recueillent pas 5% des voix; puis vote dans vingt nouveaux départements; enfin consultation nationale, le tout étalé sur six mois. Il a opté heureusement pour un scrutin majoritaire national à deux tours, calqué sur l'élection présidentielle française, couronnant une campagne électorale limitée à six semaines. On n'ose imaginer où nous en serions aujourd'hui si l'usine à gaz initiale avait été adoptée.

  5. Une place prépondérante a été donnée au débat politique [+]

    1
    ARGUMENT

    Les primaires ont été précédées par une large confrontation entre les candidats afin que les électeurs puissent se prononcer en connaissance de cause. C'était le risque à prendre pour éviter que leur choix ne soit principalement dicté par le système médiatico-sondagier. En lui offrant un évènement éminemment médiatique, le PS a réussi pour une fois à retourner ce système à son profit.

  6. Ces primaires ont été préparées en amont par un intense travail d'élaboration politique [+]

    1
    ARGUMENT

    Le 29 mai 2008, le PS a adopté à la quasi unanimité, sa nouvelle «Déclaration de principe», établissant l'identité du socialisme moderne. Quatre conventions nationales et dix forum thématiques ont suivi, avec l'aide des «think-tanks» socialistes - Laboratoire des Idées, Fondation Jean-Jaurès, Terra Nova et les commissions du Parti - qui ont abouti au Projet socialiste pour 2012-2017.

    Cet effort d'élaboration collective a permis de déminer bien des dossiers explosifs: celui du protectionnisme, par exemple. Les «Treize propositions pour un Juste échange», adoptés à la Convention sur la politique internationale, en octobre 2010, concrétisait une stratégie de régulation du commerce international distincte à la fois du libre-échange généralisé cher aux zélateurs de la «mondialisation heureuse», et du protectionnisme nationaliste, prôné par les souverainistes de droite ou de gauche.

  7. Le PS a enfin ce qu'il attendait depuis longtemps, un leader incontesté qui peut l'emmener à la présidentielle [+]

    1
    ARGUMENT

    Le PS a enfin ce qu'il attendait depuis longtemps, peut-être depuis une dizaine d'années, depuis le retrait de Lionel Jospin : un leader incontesté qui peut l'emmener à la présidentielle. Non pas que les autres étaient contestés, mais il y avait des partages, des contestations internes. Là, nous sommes tous autour de lui parce qu'il a reçu cette onction populaire qui lui donne une force incroyable

  8. Procédé de choix normal et démocratique [+]

    1
    ARGUMENT

    Il ne faut pas manquer de mémoire car dans les années 1987-1988, nos partenaires du RPR - j'étais UDF à l'époque- avaient proposé des primaires dans la majorité. Il y a même eu un accord sur les primaires. C'est une formule qui est démocratique et moderne.

  9. limite le nombre de candidats [+]

    1
    ARGUMENT

    S'il n'y avait pas de primaires, nous nous retrouverions avec beaucoup de candidats, le candidat choisi à l'issu des primaires devrait normalement appliquer le programme du parti, à condition que ce dernier soit clairement défini.
    Ce qui peut surprendre c'est le grand écart entre Vals et Montebourg.

  10. Que les murs tombent ! [+]

    1
    ARGUMENT

    Aujourd’hui, le combat que je mène en faveur de primaires populaires ouvertes à l’ensemble des citoyens de gauche est une ultime tentative pour associer la population aux choix de la gauche dans le jeu délétère de la présidentielle, version Cinquième République et de régler du même coup, cette question du leadership qui perdure depuis la retraite de Lionel Jospin et qui est en train de couler définitivement le PS. Avec les mêmes méthodes et les mêmes arguments -ceux de l’ex-RDA- on cherche à étouffer cette tentative de rénovation. Or, je le dis tout net, je n’irai pas plus loin. S’il devait échouer, ce combat serait pour moi le dernier, au sein d’un PS qui telle la vieille SFIO ne mériterait plus qu’on l’aide à survivre. Il y a dans ce parti trop de violence, trop de blocages, trop de poussières sous les tapis, trop de petits calculs pour que le militant que je suis, fidèle à ses idées et fier de ses engagements, ne tente pas son dernier combat.

  11. Primaire: les raisons d'un succès [+]

    0
    Actualité

    Dans le dictionnaire des mots-valises, le terme «primaire» mérite une place de choix. Cette notion molle désigne en effet des pratiques radicalement distinctes. Les primaires françaises diffèrent des primaires italiennes ou américaines.

    Leur succès repose sur six raisons

    La suite: liberation.fr

CONTRE

  1. Système partisan qui en arrive à dissocier le projet et le candidat [+]

    2
    ARGUMENT

    Le débat d’idées existe vraiment. Je ne pense pas au débat télévisé de ce soir entre les candidats à la primaire socialiste, d’une part en raison du souvenir d’ennui profond que j’ai gardé du débat de 2006 et d’autre part en raison de mon incompréhension pour un système partisan qui en arrive à dissocier le projet et le candidat, le fond et la forme.

    Le projet est entériné et pour dire vrai presque enterré. Reste à trouver le bon vase pour le bouquet de roses. Du coup, ceux qui auront pris la carte de fidélité du magasin en souscrivant aux valeurs fondamentales de la gauche sont condamnés à errer entre les rayons, de tête de gondole en tête de gondole en soupesant des produits concurrents. C’est la politique du pot de yaourt, plus puissante et consensuelle que le pot de terre ou que le pot de fer. Cela nous passera.

  2. C'est un peu funambulesque! [+]

    2
    ARGUMENT

    A partir du moment où il y a plusieurs candidats, il est normal qu'ils s'envoient des petites piques. Mais, comme ils ont le même programme, on se demande à quoi sert l'exercice. C'est un peu funambulesque!

  3. Trop de venin a été dispensé durant toute cette primaire, particulièrement dans l'entre-deux tours. [+]

    1
    ARGUMENT

    Avec cette primaire, le PS a perpétué les fractures qui sont les siennes depuis longtemps.

  4. Dans la Ve République, ce ne sont pas les partis qui commandent [+]

    1
    ARGUMENT
  5. La primaire PS a occulté la réalité de la crise économique [+]

    1
    ARGUMENT

    Les primaires sont finies. Elles ont occupé le terrain jusqu'à l'overdose médiatique et elles ont occulté la réalité de la crise économique et financière. Il y a eu une absence de hiérarchisation complète des médias. Nos concitoyens ont perdu tout contact avec la réalité. Il faut donc remettre les choses à l'endroit.

  6. Seuls quatre Français sur cent ont participé [+]

    1
    ARGUMENT
  7. Les primaires ont renforcé la cacophonie du PS et montré l'absence de ligne [+]

    1
    ARGUMENT

    Voici quelques semaines, les socialistes nous disaient "on a une ligne très claire" mais quelques semaines après, on voit que tout cela a volé en éclats!

    La cacophonie, c'est joyeux!

  8. La primaire préfigure la disparition des partis politiques [+]

    1
    ARGUMENT
  9. Ce qui m'a frappé dans ces deux débats, c'est que l'on n'a pratiquement pas abordé la question de l'euro... [+]

    1
    ARGUMENT

    ...de l'avenir de l'euro, de la manière dont on allait redynamiser l'Europe pour en faire une zone de croissance.

  10. Les candidats ne sont interrogés que sur des sujets qui ne sont pas de compétence présidentielle, mais parlementaire [+]

    1
    ARGUMENT

    Pendant que les socialistes se laissent piéger dans un étrange débat de la primaire (où les candidats ne sont interrogés que sur des sujets qui ne sont pas de compétence présidentielle, mais parlementaire, sans qu’on leur demande quoi que ce soit sur la défense, l’Europe ou la politique étrangère, ni sur aucun des grands sujets de société dont le Président est comptable) préparant le moment où la droite dira qu’aucun des candidats de la gauche n’a la dimension présidentielle, une autre acception du mot «primaire» devrait nous intéresser: celle qui concerne le budget de l’Etat.

  11. Un «PMU politique». Les primaires produisent des divisions surjouées entre copies conformes. [+]

    1
    ARGUMENT

    Là où il y en a eu, les primaires ont désintégré le parti qui les portait. En Italie, le résultat a été tragique : une raclée face à Berlusconi, la destruction de la gauche organisée dont il ne reste qu'une chose sans colonne vertébrale nommée Parti démocrate… Les primaires sont une machine à niveler. Les sondages poussent les électeurs vers le moins dérangeant. Les primaires produisent donc des divisions surjouées entre copies conformes.

  12. La primaire des socialistes prend un tour ahurissant dès son démarrage. [+]

    1
    ARGUMENT

    En trois jours, à coup d’annonces en surenchère, tous se seront alignés sur des positions incroyables dont ils n’ont jamais débattu dans leur fabuleux « projet ». Ainsi de l’escalade sur l’austérité. Hollande fronce le sourcil et aussitôt Aubry en rajoute : elle jure revenir à trois pour cent de déficit public en à peine un an ! Quarante milliards de moins dans le budget de l’Etat ! Une super austérité à côté de laquelle Sarkozy est un doux humaniste étatiste ! La gauche du parti, domestiquée et alignée sur Aubry ne bronche pas. C’est dire où on en est. La vérité est que ces gens disent n’importe quoi, au fil de leur humeur, selon des besoins d’annonces médiatiques destinées à construire une image. Rien de plus. Leur idée est qu’il faut faire « sérieux » donc austère ! Demain la mode changera et eux aussi, ils diront autre chose et peut-être bien le contraire. Telle est leur « culture gouvernementale. Ca tombe bien personne ne leur demande aucune explication ni démonstration.

  13. Avec ces primaires, le PS est en train de constituer un gigantesque fichage politique [+]

    1
    ARGUMENT

    La question du fichage n'est qu'un prétexte

  14. La primaire pourrait laisser des traces au Parti socialiste [+]

    0
    Actualité

    Après la campagne, François Hollande devra rassembler les socialistes autour d'un même projet.

    Maîtrisée tout au long du processus, la primaire a failli s'achever en foire d'empoigne. Les nuances sur le fond ayant été épuisées, les différences de tempérament ayant été exposées, les deux candidats sont entrés dans un registre d'une autre nature: celui du dénigrement. Martine Aubry, à la recherche du rapport de forces, a fini par présenter François Hollande en «candidat du système», voire en suppôt de la droite, dont il emploierait «les mots». Si le député de Corrèze a vu la faille et s'il a tout de suite regretté le «dérapage» de sa rivale, ses soutiens n'ont pas eu la même subtilité: vendredi soir, Vincent Peillon a décerné à Aubry un «label Marine Le Pen». Il valait mieux que ça s'arrête.

    La suite: lefigaro.fr
  15. Ces primaires ne sont-elles pas pour l’instant inaudibles? [+]

    0
    ARGUMENT

    L’affaire DSK a envahi les médias

Ils sont pour

Portrait de Ségolène Royal
Portrait de Pierre Moscovici
Portrait de Arnaud Montebourg
Portrait de Valéry Giscard d'Estaing
Portrait de Valérie Pécresse
Portrait de MikeOfDeath

Ils sont contre

Portrait de Nicolas Sarkozy
Portrait de Jacques Attali
Portrait de Jean-Luc Mélenchon
Portrait de Jean-Pierre Chevènement
Portrait de Dominique de Villepin
Portrait de Jean-François Copé
Portrait de Claude Allègre
Portrait de François Fillon
Portrait de Christophe Barbier
Portrait de Claude Guéant
Portrait de xwf8789a

Modérateur

Portrait de Polemix
Polemix
Polémiste à son compte
476

Dossier

C'était une sorte de casting par ailleurs utile pour un parti qui en avait besoin pour trouver un candidat [+]

1
ARGUMENT
A l’issue de cette confrontation, on connait les candidats [+]

1
ARGUMENT

Leur vision, leurs propositions, leur personnalité, leur conception de la fonction présidentielle

Elles sont totalement aseptisées. [+]

1
ARGUMENT

Ceux qui sont bien placés dans les sondages n’ont pas voulu les débats qui auraient dû commencer avant l’été. Il y a une campagne de mobilisation qui commence lundi. C’est un peu tard, il reste trente jours. Mais si les choses s’intensifient, ça peut suffire.

lesprimairescitoyennes.fr [+]

1

Le site des primaires socialistes

La suite: lesprimairescitoyennes.fr
Les primaires ne doivent pas être un Congrès du Parti socialiste, a fortiori un mauvais Congrès [+]

1
ARGUMENT

La question n’est pas de savoir qui soutient qui, qui a appuyé qui jadis, si le Parti était dans l’ombre hier et dans la lumière aujourd’hui, à moins que ce ne soit le contraire. Ne passons pas, par exemple, notre temps à parler des « affaires », à l’image de ce qui s’est passé hier à Marseille. Non que la mise en examen de Jean-Noël Guérini soit un problème négligeable – l’intéressé l’a d’ailleurs lui-même senti, en se mettant en congé du Parti socialiste. Nous devons à la fois respecter la présomption d’innocence, principe essentiel de notre justice, et prendre nos distances avec des pratiques condamnables. C’est pourquoi je souhaite que Jean-Noël Guérini abandonne la Présidence du Conseil général des Bouches du Rhône, afin de ne pas fragiliser celui-ci. Oui, nous avons là un devoir de clarté. Mais, de grâce, ne résumons pas nos primaires au commentaire de ces affaires : seule la droite en tirera profit.

Primaires : pourquoi Hollande est-il favori ? [+]

1

La primaire socialiste peut encore réserver des surprises et nul ne peut affirmer avec certitude quels seront les deux candidats qualifiés pour le second tour. Mais si ces deux candidats étaient Martine Aubry et François Hollande, ce que les sondages indiquent aujourd’hui, ce dernier devrait logiquement l’emporter. Pour une raison simple : dans une élection présidentielle, la logique de la personnalisation l’emporte sur la logique partisane et il est peu probable que cette loi ne s’applique pas aussi à la primaire socialiste.

La suite: telos-eu.com
En 2012, le candidat socialiste devra gagner, ou bien le parti risque vraiment, cette fois, de disparaître. [+]

1
ARGUMENT

Nous ne sommes pas au gouvernement depuis dix ans, et cela fait vingt-trois ans qu'un socialiste n'a pas été élu à l’Élisée

Il faudrait analyser la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir [+]

1
ARGUMENT

Je ne suis pas en train de dire qu'il faut les supprimer, je suis en train de dire que si demain on a cinq ou six sondages (qui confirment la montée du FN), il faudra qu'on se pose des questions. Ce n'est pas un sujet tabou. S'il apparaît que nous devons nous rassembler autour de l'un d'entre nous le mieux placé, il faut y réfléchir.

Quelles qualités pour un Président ? [+]

1
ARGUMENT

La saison des candidatures à l’élection présidentielle est ouverte. A droite, comme à gauche. Pour l’instant, on n’a pas réussi à voir surgir les vraies raisons d’etre de ces candidatures, sinon des ambitions personnelles, ou de soi-disants dévouements à la cause nationale. Et pour l’instant, on en est à des querelles d’écolier.

Sondage

Premier débat des primaires, le qualificatif qui convient le mieux :

Options

Même genre