ARGUMENT
15 sept. 11
J'ai assez de considération pour les enseignants pour penser qu'ils sauront maintenir cette instruction morale à l'abri de toute espèce de conditionnement, de moraline, d'activités moralisatrices.

Le ministre de l'Education, Luc Chatel, veut rétablir les leçons de morale en classes de primaire.
Le plus régulièrement possible, le maître va maintenant consacrer quelques minutes à un petit débat philosophique, à un échange sur la morale. Parmi les sujets possibles : le vrai/le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit à l'intimité. Et ce afin que le professeur transmette un certain nombre de valeurs.
J'ai assez de considération pour les enseignants pour penser qu'ils sauront maintenir cette instruction morale à l'abri de toute espèce de conditionnement, de moraline, d'activités moralisatrices.
Je pense, étant donné l'évolution de la société, du rôle des familles qui, malheureusement, s'effacent, il est bon que l'école, qui est quand même la grande institution dans laquelle se retrouve tous les Français, la dernière, joue également ce rôle.
La famille ne dispense pas forcément une bonne morale
Il est évident qu'il ne faut pas aller vers le conditionnement des esprits. Ce n'est pas le rôle de l'Education nationale.
Morale à l'école
Il y a une contradiction motrice entre les valeurs que veut promouvoir l'école qu'elle doit promouvoir, et ce que nous voyons dans la société. On devrait résorber cet écart. Est-ce qu'on le résorbe ? Évidemment, non.