En permettant aux états de financer leurs dépenses d'investissement par endettement, les déficits publics sont un bon moyen de booster la croissance. La croissance étant au rendez-vous, les revenus fiscaux augmentent et permettent de réduire les déficits. C'est un cercle vertueux. Le problème est que le cercle vicieux inverse existe aussi lorsque l'endettement est devenu trop important. Les revenus fiscaux sont plombés par les intérêts de la dette. Les états sont donc obligés de réduire les investissements, ce qui a pour effet de réduire la croissance et les revenus fiscaux. Le poids relatif de la dette ne fait que s'accentuer.
Les déficits publics

Instruments au service de la croissance et des politiques de relance, notamment en période de récession, pour les uns, signe d'une mauvaise gestion des fonds publics et de l'argent du contribuable pour les autres, les déficits budgétaires n'ont jamais totalement fait l'unanimité. Mais ce qui est frappant c'est d'avoir vu se multiplier ces dernières années les rapports alarmistes sur la situation de la dette sans rien faire ou presque et que ce soient aujourd'hui les marchés financiers qui imposent à la France et à l'Europe d'entreprendre des plans de rigueur à grande échelle. On a parfois l'impression qu'en matière budgétaire les états sont des enfants capricieux qui testent leurs propres limites : pour des raisons éléctoralistes les partis politiques ne prennent jamais la voie de la réduction des déficits et il faut attendre qu'une sévère réprimande vienne sanctionner l'indiscipline générale. Est-ce donc là le seul fonctionnement possible? Le choix et le courage politiques en matière de finances publiques, de dette, de solidarité intergénérationnelle sont-ils inatteignables?
Les enjeux du débat
Les arguments du débat
Polémiste à son compte
Déficits vertueux dans une certaine limite
Economiste, écrivain et haut fonctionnaire
Le pays ne veut pas voir qu'il va dans le mur
POUR
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De rigueur en rigueur, on va entrer en récessionARGUMENT 03 sept. 11
CONTRE
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Le pays ne veut pas voir qu'il va dans le murARGUMENT 03 sept. 11
Pour le seul bénéfice d'hommes politiques incapables de faire des économies budgétaires, ou d'augmenter les recettes, et pour qui l'invention de nouvelles dépenses reste l'occupation favorite. Et les citoyens d'aujourd'hui sont assez lâches pour tolérer qu'on reporte ainsi sur les générations suivantes le poids des efforts qu'ils refusent de faire pour conserver leur bien être.
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Un un système aussi manifestement bancal pourrrait être attribué aux politique s'il durait depuis 2 législatures, 2 mandats présidentiels. Mais en 30 ans environ de déficits permanents et en perpétuelle augmentation, c'est bien la volonté populaire qui s'est exprimée. Le nier revient, soit à affirmer que la souverainteté du peuple n'existe plus et que nous vivons sous une dictature, soit à affirmer que lle principe même de souverainté populaire est rendu caduc par l'incapacité de la majorité des électeurs à comprendre le simple fait qu'il n'est pas viable de vivre à crédit.
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Le déficit doit être détruit avant qu'il nous détruiseActualité 03 oct. 11
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Les déficits établis en mode "normal" de fonctionnement sont la preuve de la perte du sens du bien communARGUMENT 31 août 11
Tous les arguments économique visant à justifier les déficits peuvent être pertinent quand il s'agit de moyen adoptés pour une période limitée pour obtenir un résultat calculé. Le déficit permanent décorélé de tout investissement majeurs ne sont que la matérialisation de la volonté collective de faire payer son train de vie à la génération suivante. Chacun essayant naturellement d'accumuler un maximum d'avantage avant que la poule aux oeufs d'or ne meurre. Chacun ayant quelque chose à gagner (maintien de l'assistanat pour les plus pauvre, maintien de l'actuelle imposition pour les plus riche, maintien du niveau de retraite pour les salariés, et un peu de cela pour tous..) ce n'est que la somme des individualismes qui est à la source du déficit de l'état.


