Intermédiaires entre les entreprises et les distributeurs de produits financiers d'une part et les investisseurs d'autre part, elles jouent un rôle essentiel. Au lieu de les dénigrer pourquoi ne pas favoriser le développement d'agences européennes plutôt?
Les agences de notation
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Mais pour qui ils se prennent ces types qui notent les entreprises comme de l'andouillette et qui ont visiblement le pouvoir de faire chuter un pays comme la Grèce ou le Portugal? Standard & Poors, Fitch, Moody's, avec des noms aussi inoffensifs on les verrait bien vendre des cheeseburgers et pourtant ces 3 agences ont pouvoir de vie et de mort sur les plus grandes sociétés et, on vient juste de l'apprendre, sur les Etats aussi. Sociétés privées américaines, en situation d'oligopole, servant leurs propres intérêts commerciaux, peu transparentes, notoirement incompétentes pendant la crise des subprime, elles sont vivement critiquées et pourtant elles restent très influentes, c'est le moins qu'on puisse dire. Quel est ce paradoxe?
Les enjeux du débat
Les arguments du débat
Rôle essentiel, mais elles ne sont pas assez nombreuses
Polémiste à son compte
Un bilan qui se passe de commentaires
POUR
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Rôle essentiel, mais elles ne sont pas assez nombreuses
Et si on notait aussi les avocats ?
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Malheureusement plus crédibles que les politiquesARGUMENT 08 sept. 11
Au lieu de les critiquer sans vergogne comme le font Bernard Thibault ("milices privées") ou DSK, les politiques feraient bien de se demander pourquoi les investisseurs font plus confiance à ces agences, dont on connaît les nombreux défauts, qu'aux déclarations de confiance des dirigeants européens.
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Il faut que l'Europe se dote d'agences de notation
Non seulement il ne faut pas trembler devant elles, mais il faut que l'Europe se dote d'agences de notation, et qu'elles n'aient pas le droit de noter un pays qui restructure sa dette. Sinon, c'est un cercle sans fin inadmissible.
Je ne vois pas en quoi cela résoudrait le problème.
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Elles auraient été ou seraient à la solde la puissance américaine. Ironie du sort, il est aisé de voir combien cela est contredit par les événements les plus récents.ARGUMENT 08 sept. 11
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La finance n'est pas une science exacteARGUMENT 08 sept. 11
Les agences de notation font leur boulot voilà tout, avec plus ou moins de réussite c'est bien vrai mais l'évaluation des risques n'est pas un science exacte. Elles ne sont pas les seules à s'être trompées pendant la crise des subprimes. Rappelons que les banques centrales et les banques sont également tombées dans le panneau.
CONTRE
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Standard & Poor’s notait encore AAA la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite. Quelques années auparavant, les trois agences notaient également AAA le courtier en énergie Enron, quatre jours avant sa chute.
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Ces entreprises de notation ont été des acteurs spéculatifs pendant des annéesARGUMENT 20 janv. 12
La grande crise que nous avons connue et qui a ruiné nos économies (...), elle est venue parce qu'un monde spéculatif s'est mis en place.
Ces entreprises de notation ont été des acteurs spéculatifs pendant des années. Il y a des règles dans notre pays de responsabilité civile et (il faut) que des tribunaux nomment des experts pour évaluer les conséquences du travail de ces agences. On leur demande de réparer leur préjudice.
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Méthodologies marquées au sceau d'un amateurisme singulierARGUMENT 19 janv. 12
Et voici une entreprise dont les critères d'appréciation sont, comme pour toutes les entreprises humaines, empreints de subjectivité - voici une entreprise dont les méthodologies sont, non seulement floues, mais opaques et, pour le peu que l'on en sait, marquées au sceau d'un amateurisme singulier : ce retrait du triple A français ne fut-il pas, si l'on en croit Le Monde(15-16 janvier), le fait d'un analyste allemand qui, doublé d'un adjoint slovène, a passé "quelques mois" à recueillir des "données publiques", à les mêler au fruit de "quelques entretiens" avec "des ministres", des "membres de l'opposition", des "banquiers" et à se faire "bombarder de questions", enfin, au cours d'une "séance de visioconférence", par un groupe de "cinq à quinze personnes" qui ne connaissaient, elles, pas particulièrement le dossier ?
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Zero accountabilityARGUMENT 17 janv. 12
J'ajoute enfin que, si les agences se trompent, si elles poussent la Grèce au crime ou si, enivrées par leur propre puissance, elles dégradent par erreur tel autre pays européen, il n'existe aucune instance, aucune juridiction civile ou même morale, devant laquelle elles ont à en répondre. Un dirigeant d'entreprise qui truque ses comptes va en prison. Un responsable de Standard & Poor's dont un battement de cils inconsidéré a pour effet, quasi mécanique, de ruiner des millions de gens ne sera jamais sanctionné. Juridiquement, sa "note" relève de l'"opinion". Et, comme toutes les "opinions", elle jouit d'une liberté sans limites...Zero accountability. Pas de contre-pouvoir pour ce nouveau pouvoir. Je ne dis pas qu'il faille supprimer ces drôles de notes. Je dis qu'il faut les contrôler. Réformer leur régime et leur statut. Les soumettre à des règles prudentielles minimales.
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Ce sont des sociétés cotées dont la santé dépend du nombre d'évaluations qu'elles produisentARGUMENT 17 janv. 12
Car ce que l'on sait c'est que ces organismes, dotés, comme les empereurs romains dans les jeux du cirque, d'un pouvoir de vie ou de mort sur les gladiateurs modernes que sont les firmes et les États aux prises avec le Moloch Finance, sont d'abord des entreprises. Ils ont un bilan à défendre. Des actionnaires à servir. Des profits qui gonflent, ou qui dégonflent, au gré de l'éventuelle déconfiture de leurs clients. On pourrait imaginer des autorités autonomes, siégeant au-dessus des parties, sereines. On rêverait, évaluation pour évaluation, d'évaluateurs libres et indépendants. On les verrait bien liées aux Banques centrales, ou au Fonds monétaire international, ou à tels régulateurs de marché. Mais non. Il y a là des entités qui gagnent leur vie, prospèrent, en fonction de leur rendement. Ce sont des sociétés cotées dont la santé dépend du nombre d'évaluations qu'elles produisent, du bruit que ces évaluations vont faire, de leur mise en scène possiblement dramatique, des fuites plus ou moins calculées par leurs services de marketing. Ce pouvoir nouveau est le fait d'un oligopole de trois grands groupes menant leurs petites affaires au mépris de l'intérêt général ;
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Des gamins [..] qui peuvent avoir le profil des héros surmenés et cocaïnés des premiers romans de Brett Easton EllisARGUMENT 17 janv. 12
Comment procèdent-elles ? Quelles sont leurs règles ? Leurs méthodes de calcul ? Les hypothèses qu'elles retiennent pour conserver à l'un son triple A et le retirer à son voisin ? Là , en revanche, c'est le trou noir. Le mystère le plus épais. On sait qu'il y a là , au sein des trois saints des saints qui se partagent le marché mondial de la notation, des évaluateurs souvent "juniors". Des gamins qui sont les frères jumeaux des traders mirobolants qui ont mené Wall Street à l'abîme. On constate, quand les hasards de la vie vous les font croiser, qu'ils peuvent avoir le profil des héros surmenés et cocaïnés des premiers romans de Brett Easton Ellis. Mais comment jugent-ils ? Selon quelles données ? Fournies par qui ? On sent bien, par exemple, qu'ils ne prennent en compte ni la politique sociale des entreprises ni les paramètres liés au bien-vivre ou à l'emploi. On devine qu'ils voient les pays comme des nombres indistincts, évaluables à merci. Mais, pour le reste, rien. Pas d'information sur des formules dont dépend l'avenir des hommes et, aujourd'hui, de l'Europe. Et cette opacité donne le vertige.
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Elles sont à l’origine de la grande escroquerie mondiale de la crise des subprimesARGUMENT 17 janv. 12
Pour moi, les agences de notation sont des charlatans. Elles sont à l’origine de la grande escroquerie mondiale de la crise des subprimes, parce qu’elles ont noté AAA des produits qui étaient toxiques. Et maintenant, elles gagnent de l’argent sur le dos des Etats européens. Il suffit d’interdire aux agents économiques français de faire usage des agences de notation et les priver de chiffres d’affaires.
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C'est ce qu'a affirmé Standard and Poor's vendredi devant la justice en Australie, où des municipalités lui réclament des millions de dollars d'investissements engloutis dans des produits financiers toxiques mais bien notés par l'agence.
"La notation n'est pas une science exacte. Il n'y a pas une seule procédure pour toutes les notations et il n'y a aucune bonne procédure pour ces notations [..] Un triple A ne signifie pas l'absence d'un risque de défaut" affirme l'agence.
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Elles se sont beaucoup trompéesARGUMENT 21 déc. 11
Il faut se rappeler, que lorsqu'il y a eu la première crise bancaire, les notes qui avaient été attribuées aux banques, et surtout aux sociétés d'assurances américaines par les agences, étaient absolument idylliques, alors que ça a été la catastrophe.
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Encore un mauvais coup des agences de notation : licenciements massif à PSAARGUMENT 15 nov. 11
Voilà une information indispensable pour comprendre ce qui se passe à PSA. Il y a une semaine, Moody’s menaçait de baisser la note de PSA. Résultat : alors que les bénéfices de l’entreprise progressent de 18% au premier semestre 2011, le patron jette à la rue des milliers de travailleurs pour « rassurer les marchés ».
Ainsi donc la finance commande les gouvernements et les entreprises. Les agences de notations sont leurs chiens de garde. Il est temps de rassurer les productifs en empêchant les financiers de continuer à nuire.
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Les appréciations de S&P semblent davantage dictées par des histoires parues dans les journaux que par la réalitéARGUMENT 18 janv. 12Silvio Berlusconi
et elles semblent avoir été négativement influencées par des considérations politiques
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Tenez compte du fait que le propriétaire de cette agence est un gros républicain, ennemi juré des démocratesARGUMENT 03 sept. 11
...quand on vous dit que « Standard and Poor’s » déclasse la note des Etats-Unis
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Démanteler les agences de notation privées, véritables dangers publicsARGUMENT 08 sept. 11
La dégradation de la note de la dette publique américaine par une agence de notation constitue une attaque supplémentaire et inadmissible des marchés contre les Etats, contre leurs libres choix démocratiques et leurs contribuables.
La pauvreté des réactions, l’incapacité et l’impuissance des gouvernants des pays membres de la zone Euro devant les marchés et les agences de notation, qui continuent à faire danser les Etats sur la musique de leurs insatiables exigences, est liée à l’idéologie aveuglante de ces dirigeants qui préfèrent faire payer leurs propres peuples plutôt que de faire payer les marchés et les institutions financières responsables de la crise.
Depuis presqu’un an, je propose avec constance un démantèlement des agences de notation, devenues des dangers publics, complices des marchés dans la crise économique et financière, tant il n’est plus à démontrer qu’elles portent des appréciations erronées et trompeuses.
Je propose qu’une loi nationale prohibe pour conflit d’intérêt et atteinte à la déontologie toute expression d’évaluation financière rémunérée par un acteur d’un marché quelconque ayant le moindre intérêt dans une telle évaluation. Cette interdiction serait
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La mise au pas des agences de notationARGUMENT 08 sept. 11
Sans tomber dans la démagogie la plus simpliste qui consisterait à blamer les agences de notation pour la gestion calamiteuse des finances publiques européennes, il est difficile de ne pas s’indigner devant l’insoutenable légéreté des agences de notation. Sans se tenir à aucun calendrier, elles distribuent des notes quand bon leur semble. Leur analyse est par essence subjective, et leur statut d’entreprise privée, motivée par la recherche du profit, est une puissante incitation à suivre l’opinion des marchés plutot que d’émettre des analyses indépendantes. Un encadrement des agences de notation s’impose, tout d’abord en les obligeant à n’émettre leurs opinions que selon un calendrier bien défini, et ensuite en créant une agence de notation publique et strictement indépendante, qui aurait le monopole de la notation des dettes souveraines européennes.
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La souveraineté nationale dans les mains de « Standard and Poors »ARGUMENT 08 sept. 11
Comment mieux avouer que la souveraineté nationale est désormais passée dans les mains de « Standard and Poors » ? Le pacte dit « de compétitivité » imposé par Mme Merkel conduit l'Europe et la France dans le mur. La croissance, quand elle subsiste, est trop faible pour permettre le retour à l'équilibre.
Le manque de volonté au plan européen se redouble d'un constat d'impuissance au plan mondial. A l'échelle mondiale, les facteurs de crise demeurent : importance des actifs toxiques et du « système bancaire de l'ombre » (le marché des « dérivés » représente 650 000 Milliards de dollars, dix fois le PIB mondial ! ), déséquilibres macro-économiques loin d'avoir été résorbés entre la Chine et le reste du monde comme entre l'Allemagne et les autres pays de la zone euro.
Au quotidien, notre politique reste donc à la merci des marchés financiers, de leurs secousses et de l'appréciation des agences de notation.
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Les agences ne peuvent pas être indépendantes puisqu'elles sont rémunérées par les émetteurs. Un peu comme si les critiques du guide Michelin étaient payés par les restaurateurs....
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On note les états, les banques, les entreprises, les cadres, les salariés... Où s'arrêtera-t-on ?
A force de noter et d'être noté, ne pensez-vous pas qu'on va finir par subir quelque chose d'important ? Où cela finira-t-il ?
Etendez la notion de notation... pour tout, par tout le monde et en particulier par et pour vous même. Vous allez ressentir quelque chose de bizarre... -
Le gros problème des agences de notations, c'est qu'elles sont censées donner une note qui sera representative
de situation d'un pays / d'une entreprise, Ã l'instant ou elle le donnera.
Mais parmis tous les parametres, elle ne prend pas en compte le propre impact de sa note sur la situation
de l'entreprise / pays. Ce qui cré une instabilité par la force des choses. -
Girouettes ou moutons?ARGUMENT 08 sept. 11
Comment une entité qui se dit sérieuse peut-elle en l'espace d'à peine 5 mois abaisser aussi significativement la note d'un Etat européen? Rappelons que S&P a fait passer la note de la Grèce de de A- à BBB+ le 16 décembre 2009 et de BBB+ à BB+ le 27 avril 2010. Ainsi entre la fin décembre et aujourd'hui la Grèce est passée du niveau du Mexique à celui de l'Azerbaidjan. A quoi servent donc ces agences?
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C'est une façon, Quand la réalité est désagréable, de ne pas la voir, ou quand il y a des décisions impopulaires à prendre de ne pas les prendre, bien entendu.
En effet, historiquement les variations de rating suivent les évolutions des marchés au lieu de les précéder. Déjà , dans les années 90 les baisses de notation de la Corée et du Brésil étaient intervenues des semaines après que les marchés eussent considérablement les taux des dettes souveraines. Idem pour les ABS en 2007 ainsi que pour la Grèce et le Portugal en 2009 / 2010.
Aujourd'hui, elles peuvent ramasser les bénéfices, en critiquant sévèrement les Etats, comme on l'a vu avec la crise grecque. En agissant ainsi, elles font leur métier et nul ne peut le leur reprocher. Mais elles atteignent en même temps deux objectifs secondaires, dont on peut douter qu'ils n'aient pas été soigneusement élaborés à l'avance: d'une part, cela donne à leurs clients les moyens de faire un maximum de profit sur la spéculation sur la dette publique, et de les rémunérer en conséquence ; d'autre part, cela leur permet de museler ceux des pays qui pourraient avoir la velléité de se souvenir de leurs promesses de réforme.
Le marché de la notation est actuellement partagé entre les trois principales agences Moody's, S&P et Fitch. Il en existe d'autres mais elle ne jouent pas dans la même division. Dans les faits seuls 3 acteurs ont de l'influence sur le marché. Les 3 agences sont très proches culturellement (agences américaines, etc..)
Les principaux utilisateurs des ratings des agences sont les gros investisseurs institutionnelles (sociétés d'assurance qui ne peuvent investir que dans des actifs 'investment grade', banques). La réglementation bancaire ou des assurances impose d'investir dans des actifs peu risqués. Or l'appréciation de ce risque est déterminé par les ratings des agences de notation.


