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Légaliser l'euthanasie

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On doit le nom, qui signifie «mort heureuse», à Francis Bacon, philosophe anglais du XVIIe. Selon Bacon «L'office du médecin n'est pas seulement de rétablir la santé, mais encore de procurer au malade, lorsqu'il n'y a plus d'espérance, une mort douce et paisible ». Mais c'est avec les progrès récents de la médecine dans le domaine des soins palliatifs que la question prend toute son ampleur. Aujourd'hui, rares sont les pays qui ont adopté une législation claire en la matière (le Luxembourg) mais faut-il les en blâmer lorsque l'on sait les questions, pratiques et morales, que l'euthanasie soulève?

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Les meilleurs arguments

Au nom de la dignité humaine

Sauf preuve du contraire, la mort est irréversible

POUR

  1. Au nom de la dignité humaine [+]

    5
    ARGUMENT

    L’euthanasie, c’est redonner à la vie tout son sens en permettant aux mourants de finir leurs jours dignement. Que reste-t-il de notre dignité lorsque perdons complètement nos capacités physiques ou mentales. Faut-il s'imposer à soi et à ses proches une fin misérable?

    Indigne ?

  2. La médecine a encore beaucoup à apprendre [+]

    3
    ARGUMENT

    Arrêtons de prendre la médecine pour une science exacte. Les médecins savent parfois maintenir en vie des patients terminaux mais ils ignorent presque toujours si le patient souffre ou si la guérison est possible. Avec une médecine aussi imparfaite, on devrait avoir le droit de mourir.

  3. Si l'on veut éviter les dérives, il faut un cadre légal pour l'euthanasie [+]

    3
    ARGUMENT

    En donnant un cadre légal à l'euthanasie, on évitera la clandestinité du geste et ses dérives.

  4. Cela démontre une nouvelle fois que la politique de l'autruche sur la question du droit à mourir dans la dignité n'est pas une bonne solution. [+]

    2
    ARGUMENT

    [en rapport avev la mise en examen du docteur Nicolas Bonnemaison] Cela démontre une nouvelle fois que la politique de l'autruche sur la question du droit à mourir dans la dignité n'est pas une bonne solution. (...) Les Radicaux de gauche,  pour leur part, réclament depuis longtemps une loi pour encadrer le droit de mourir dans la dignité, fondée sur le respect du principe de laïcité.

  5. L'euthanasie met fin à des coûts et des souffrances librement [+]

    2
    ARGUMENT

    Le patient coûte, et peut même en souffrir, alors s'il veut lâcher prise...pourquoi pas ? Un argument contre, et qui est tout à fait pertinent, dit que le malade n'a pas toujours la capacité de prendre une telle décision, mais s'il est condamnée à ne pas retrouvé ses capacités antérieurs, les capacités nouvelles ne deviennent-elles pas les nouvelles capacités "standards" ? Il est libre de choisir, dire qu'il n'est pas capable revient à remettre en cause toute l'idéologie démocratique (mais cependant de manière assez pertinente selon moi quand je vois pourquoi certains votent), car c'est juger quelqu'un sur sa capacité à faire un choix. Cependant laisser un mot à dire à la famille pour l'euthanasie peut ne pas être inutiles car cela permet aux proches d'organiser le deuil (se résigner à l'idée qu'il va mourir notamment).

  6. L'euthanasie est naturelle [+]

    2
    ARGUMENT

    L’euthanasie est finalement plus « naturelle » que le maintien « artificiel » en vie à l’aide de tuyaux et de substances chimiques.

  7. La question de la fin de vie nécessite l'adoption de règles extrêmement précises [+]

    1
    ARGUMENT

    Après le consentement de la personne et l'acceptation par la famille, la concertation préalable d’une communauté médicale est nécessaire. La loi Leonetti est un progrès ayant permis l’évolution d’un certain nombre d’esprits et de règles.

    Tout cela fera l'objet de débats, de discussions, pour que rien ne soit annoncé qui ne puisse être accepté et que rien non plus ne soit écarté.

  8. Je suis propriétaire de mon corps. [+]

    1
    ARGUMENT

    Mon corps n'appartient pas à la société sous quelque forme que ce soit. Autrefois, chaire à canon, maintenant libre de choisir mon "way of life". Mon corps, c'est même la seule chose qui m'appartienne vraiment. Le reste, on peut m'en dépouiller, mais il est essentiel que je possède le droit absolu de disposer de mon corps à ma guise.
    L'éthique à ce sujet est la mienne, uniquement la mienne. Je choisirai ma façon de mourir (si je le peux) et j'emmerde l'humanité en long, en large, en travers et en diagonale à ce sujet, et uniquement à celui-ci. Pour le reste, je compose car je souhaite vivre avec les autres en harmonie.
    Il y a toutes sortes de dictatures à combattre (les religions, les états, l'argent), la seule qu'on ne peux que subir est celle de la nature : on naît, on vit, on vieillit et on meurt. Au moins, si on peut faire quelque chose contre la souffrance (morphine), dans l'état actuel de nos pouvoir, qu'on nous laisse choisir notre façon de mourir. C'est la moindre des choses, non ?

  9. Mourir n'est pas forcément une punition [+]

    1
    ARGUMENT

    Il est extrêmement difficile de se mettre dans la tête d'une personne en fin de vie, spécialement en cas de maladie grave... Juger soi-même si quelqu'un doit continuer sa vie est un acte aussi arbitraire et entraînant autant de souffrances que de choisir d'abattre quelqu'un. Une personne ayant "bien vécu" doit pouvoir choisir de mourir, pour éviter des souffrances supplémentaires ou simplement par manque d'envie de continuer à vivre dans un hôpital, où la vie n'est pas toujours facile.

CONTRE

  1. Sauf preuve du contraire, la mort est irréversible [+]

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    ARGUMENT

    L’euthanasie est une décision irréversible : imaginez donc qu’un remède soit trouvé peu après une mort par euthanasie.

  2. La porte ouverte à tous les dérapages [+]

    3
    ARGUMENT

    Bien au contraire : il s'agit de donner un cadre pour éviter les dérapages

  3. Plus la science dit avancée, et plus on se sent obligé de donner la mort. [+]

    2
    ARGUMENT

    Après l'avortement, l'euthanasie. Plus on avance dans la recherche et plus on se sent obligé de se résigner à des procédés qui étaient de mise durant les heures les plus sombres de notre histoire.

  4. Serment d'Hippocrate [+]

    2
    ARGUMENT

    «Je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion »

  5. Ne pas confondre "euthanasie" et "suicide assisté". [+]

    1
    ARGUMENT

    L'euthanasie vise à dire "on ne peut rien faire pour vous. On vous débranche". On ne laisse pas le choix aux gens. Ce n'est pas pour rien si on parle d'euthanasie pour les animaux. On déshumanise l'homme.

  6. Il n'y a pas de dignité dans la mort. [+]

    1
    ARGUMENT

    C'est une sottise absolue. On ne meurt pas dans la dignité, car quoiqu'il arrive, la mort est là pour nous enlever tout ce qui nous reste de dignité. Le concept de mort est dépourvu de celui de dignité.

  7. L’euthanasie pousse à l’exclusion des personnes les plus vulnérables [+]

    1
    ARGUMENT

    La légalisation de l’euthanasie a un impact social majeur, dépréciant l’image que les personnes fragiles et dépendantes ont d’elles-mêmes. Proposer l’euthanasie, en réponse à une grande souffrance physique ou psychique, incite les personnes malades à ne voir que la mort comme issue possible à leur épreuve.
    C’est oublier que les personnes en fin de vie peuvent être sujettes à un sentiment d’abandon lié à la défaillance de leur entourage ou à un état dépressif et que leur besoin prioritaire est l’accompagnement et l’attention. C’est dans ces moments que la solidarité sociale doit s’incarner.

    La demande de mourir d’un malade, qui reste en réalité exceptionnelle, implique la société tout entière par la notion de dignité qu’elle renvoie : mourir dans la dignité signifie exactement le contraire de l’euthanasie et du suicide assisté. En provoquant la mort, la société cautionnerait l’idée qu’une personne a perdu sa dignité.

    La dignité.

  8. L’euthanasie n’est pas compatible avec le développement des soins palliatifs [+]

    0
    ARGUMENT

    Notre société reconnaît le droit d’accéder aux soins palliatifs et de refuser l’acharnement thérapeutique (loi relative aux droits des malades de 2002 et loi relative à la fin de vie de 2005). Toute personne en fin de vie a donc le droit de bénéficier de soins « proportionnés ».

    Les soins palliatifs permettent aujourd’hui de répondre à toutes les situations, y compris les plus douloureuses, et aux souffrances extrêmes des grands malades. Au contraire, l’euthanasie est une réponse brutale, en contradiction avec les immenses progrès accomplis pour améliorer la prise en charge de la fin de vie. La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) exprime clairement l’incompatibilité entre ces soins et la pratique de l’euthanasie.

  9. L’euthanasie brise la confiance entre soignants et soignés [+]

    0
    ARGUMENT

    Légaliser l’euthanasie instille un climat d’insécurité et de méfiance entre les personnels de santé, ceux qu’ils soignent et leurs proches. Supprimer l’interdit de tuer, c’est porter profondément atteinte à notre système de santé fondé sur la relation de confiance entre soignants et soignés.

    Cette confiance permet, sans suspicion, d’administrer les soins antidouleurs, de limiter ou d’arrêter des traitements disproportionnés ou inutiles. Elle permet d’engager sereinement l’accompagnement médical, social et psychologique adapté à chaque personne dépendante ou malade, jusqu’au terme naturel de sa vie. C’est ce qu’offrent les soins palliatifs.

  10. Moins de souffrance aujourd'hui [+]

    0
    ARGUMENT

    Une partie des médecins considère que les progrès en matière d’anti-douleurs et de soins palliatifs tranquillisants rendent la souffrance physique des mourants supportable. dès lors qu'est-ce qui justifie encore l’euthanasie?

  11. Peut-on décider lorsqu'on souffre? [+]

    0
    ARGUMENT

    Le patient doit décider s’il veut mourir ? Peut-on vraiment considérer que, étant donné l’état dans lequel se trouve le patient, il est apte à prendre des décisions raisonnées concernant la vie ?

    "Mar a dentro" un film à voir absolument !

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Polemix
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Dossier

Le médecins favorables à l'euthanasie [+]

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ARGUMENT

Selon un sondage de 2000, 70% du corps médical français se déclarent favorables ou très favorables à l'exception d'euthanasie (acte voulu par le patient ou son représentant, en accord avec l'équipe de soins

Euthanasie : témoignage d'un malade incurable [+]
La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté le 25 janvier 2011 une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie [+]

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ARGUMENT

La proposition adoptée en commission sera discutée en séance au Sénat le 25 janvier et son passage au Parlement semble difficile à envisager.

L'article premier indique que «toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur».

Le texte a été adopté par 25 voix contre 19 et 2 abstentions.

Rejet de la loi Valls [+]

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ARGUMENT

Le 24 Novembre 2009, les députés français ont rejeté une proposition de loi présentée par le député socialiste Manuel Valls visant à légaliser l'euthanasie dans certaines conditions (par 326 voix contre 202).