Premièrement il faut rappeler que les lois, aussi absurdes soient-elles parfois, sont tout de même l'expression démocratique de la volonté collective de se fixer des règles de bonne cohabitation. Avant de les bafouer il faudrait peut-être se demander ce qui a conduit nos élus à les voter. Deuxièmement, la seule raison pour laquelle le piratage a un tel succès c'est que c'est facile et finalement peu risqué. Troisièmement, prétendre que nous téléchargeons au profit des petits artistes qui n'auraient pas leur place dans l'industrie discographique constitue la dernière des hypocrisies : les gens téléchargent évidemment pour pouvoir écouter la musique qui leur plaît.
Je ne vois donc absolument pas en quoi être dans l'illégalité et faire preuve d'opportunisme au seul profit de sa propre consommation de musique peut consituer un acte moral.
Le téléchargement illégal est-il immoral?

Alors que la loi Hadopi sur le téléchargement illégal vient d'être validée par le Conseil Constitutionnel, des voix s'élèvent contre le texte. Certaines pour condamner une loi inefficace et liberticide, d'autres carrément pour défendre les nouveaux modèles économiques engendrés par le piratage, qui profiteraient aux auteurs plutôt qu'à l'industrie audiovisuelle. D'accord, mais c'est quand même du vol, non?
Emmerdeur professionnel
Pas vu pas pris, le reste est hypocrisie
Téléchargement = culture
POUR
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Si jusqu'ici ce sont surtout la musique et le cinéma qui sont touchés par le piratage, plus des industries artistiques que des arts, ne vous faites pas d'illusions le phénomène ne va pas s'arrêter là. La photo, la littérature seront les prochaines victimes du pillage et le résultat sera tout simplement que les musiciens, les photographes, les écrivains ne pourront plus vivre de leur art. La gratuité de la culture c'est tout simplement sa disparition. Surtout économisez bien vos euros : les fabricants d'écrans plasma les méritent plus que les artistes.
revenus du cinéma en hausse constante
De quelles victimes parlez-vous monsieur Deloin ? Le secteur du cinéma ne s'est jamais aussi bien porté ! Studios, distributeurs, acteurs, tous se goinfrent actuellement avec les profits mirifiques du secteur. Le piratage handicape uniquement les vidéo-clubs. Seule la musique a vu son CA diminuer récemment. Et de mon point de vue, cela correspond uniquement aux prix des disques qui est revenu à un niveau plus décent. La rente-racket est terminée.
CONTRE
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Les 'artistes' pénalisés par le téléchargement sont ceux qui ne font pas de l'art mais du commerce, cherchant à créer un produit qui répondra aux attentes du consommateur, et non pas ceux qui sont dans une démarche réellement artistique, cherchant à créer du 'beau'.
Le téléchargement ne pénalise pas les artistes, bien au contraire. Ceux-ci ont trouvé dans le numérique et le téléchargement une tribune qui jusque-là était trustée par les marchands de soupe. Ces artistes peuvent enfin vivre de leur talent, par le biais de spectacle vivant (concerts) qui leur était auparavant refusé.
Le téléchargement va donc dans le sens de la culture, et devrait être légal. A contrario, la loi Hadopi vise à protéger les marchands, et devrait être combattue. -
Qui peut croire qu'une petite loi nationale mal fichue peut seule avoir raison d'un phénomène mondial, mettre au pas le web et somme toute s'opposer au progrès et au monde tel qu'il est ?
Qui peut penser que le monde est peuplé de hordes de hackers malfaisants, chapardant les droits d'auteur tels les voleurs de poule de nos campagnes, et auxquels s'opposent, courageux et dignes, les défenseurs de la culture et des artistes ?
Non, tout ceci n'est que gesticulation et les promoteurs d'hadopi ne l'ignorent pas. Cette vaine démarche de régulation des échanges culturels n'a aucune chance d'aboutir. Ce que la Toile et le téléchargement nous oblige à faire, s'est à repenser les modes de diffusion de la culture. Encore un effort... -
De nombreux chefs-d'oeuvre du cinéma sont tout simplement invisionnables que ce soit en salle ou en DVD ; la seule possibilité, c'est le téléchargement. La raison ? Des multinationales soi-disant propriétaires (on croit rêver !) ne distribuent pas ces films non rentables. Alors avant de porter un jugement moral sur les téléchargements rebelles, il faut balayer devant la porte des avares de la culture.



