ARGUMENT
12 sept. 11 Le premier est né avec une cuillère en argent dans la bouche (Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Bettencourt mère et fille). S'il se révèle trop mauvais gestionnaire, il se recycle à la tête du Medef (Seillères, Parisot). Il est évidemment qu'aucun pays au monde ne l'embauchera pour diriger ses entreprises.
Le second a passé à 20 ans un concours d'entrée à une grande école, généralement à base de droit administratif (ENA). Il peut se révéler bon ou mauvais gestionnaire, cela n'aura que très peu d'effet sur sa carrière (sauf si comme Messier, il arrive à ruiner son entreprise...), ce qui compte pour son avancement ce sont ses relations avec le monde politique. On gagnerait donc à lui verser un salaire de haut-fonctionnaire, ça correspond à ce qu'il est vraiment et ça ferait des économies à tout le monde.
Le troisième dirige une PME, travaille beaucoup et gagne à peine mieux sa vie que bien des cadres sup. Il n'est donc absolument pas concerné par cette proposition qui vise ceux qui gagne 20 ou 30 fois le SMIC (soit un salaire net mensuel de 20 000 à 30 000€!!), mais comme par une curieuse illusion d'optique, il s'imagine faire partie de la même catégorie que les patron 1 et 2, comptez sur lui pour donner de la voix et faire capoter tous projets en ce sens.