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Le référendum grec

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Menteur, poiticard, sale hypocrite. Les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier le Premier ministre grec Papandreou après son appel aux électeurs à se prononcer par referendum sur les mesures prises lors du sommet de l'Union européenne. La presse et les partis politiques français sont néanmoins divisés. Là où certains regrettent un caprice qui menace l'Union, d'autres voient une véritable démarche démocratique.

Les Polémistes sont Pour

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Les meilleurs arguments

Un pas en avant pour préparer la sortie de l’euro

On ne picore pas dans l'Europe

POUR

  1. Un pas en avant pour préparer la sortie de l’euro [+]

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    ARGUMENT

    C’est au peuple de décider de son avenir et non pas à quelques technocrates

  2. Nous ne pouvons pas interdire aux grecs de choisir leur destin [+]

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    ARGUMENT

    L'Union Européenne est une fédération d'Etats Nation. Un référendum est donc légitime.

  3. Un électrochoc dans la société grecque [+]

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    ARGUMENT

    Papandréou est lucide, il dit c'est difficile mais je n'ai pas d'autres possibilité d'aider les Grecs à sortir de leurs contradictions. C'est une société qui a fui les responsabilités depuis des dizaines d'années, qui a accepté toutes les magouilles des forces politiques de droite ou de gauche, même de son propre parti (le Pasok)

  4. Il n'y pas lieu de s'étonner qu'avant d'engager la Grèce dans une forme de mise en tutelle, le Premier ministre grec, Georges Papandréou, ait décidé de consulter le peuple grec [+]

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    ARGUMENT

    L'Europe ne peut pas se faire sans la démocratie, il faut donc la réconcilier avec le progrès et la croissance. C'est bien la critique qu'on peut faire à la politique d'austérité actuelle: elle conduit tout droit à la récession et c'est cette logique-là qu'il faut inverser pour avoir l'aval des peuples.

  5. Rappelons nous de Gaulle [+]

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    ARGUMENT

    Je n'arrive pas bien à comprendre l'agitation autour d'elle [...] Je pense que sa démarche est une démarche correcte. Il a besoin de savoir si le peuple grec accepte cet accord. Cette crise est gérée dans une certaine confusion que je regrette.

  6. Les politiques menées ne peuvent se faire contre les peuples. [+]

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    ARGUMENT

    Ce qui est irresponsable, c’est la saignée réalisée sur les Grecs, qui est injuste et se révélera en outre inefficace.

  7. C'est aux grecs de choisir [+]

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    ARGUMENT

    C’est (aux Grecs) de choisir s’ils veulent garder l’euro au prix de souffrances considérables ou bien (s’ils veulent) une autre stratégie pour leur pays. Je félicite M. Papandréou pour son courage.

  8. D'après ce que me disent mes copains grecs, ce référendum peut être gagné [+]

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    ARGUMENT

CONTRE

  1. On ne picore pas dans l'Europe [+]

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    ARGUMENT

    il n'y a pas 'on prend ce qui nous arrange et on laisse ce qui ne nous arrange pas', surtout de la part d'un pays qui a été un bénéficiaire net de la construction européenne.

  2. Le comportement de la Grèce est un comportement anormal, qui n'est pas loyal, à l'égard des chefs d'Etat européens, à l'égard des peuples européens. [+]

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    ARGUMENT

    Depuis déjà un certain temps, la Grèce ne jouait pas le jeu. Il faut en tirer les conséquences. S'il faut un jour envisager la sortie de la Grèce, définissons les conditions juridiques pour que cette sortie, finalement, ne concerne que la Grèce.

  3. Il faut rappeler aux peuples européens, et singulièrement au peuple grec, qu'on ne peut pas être dans l'Europe pour bénéficier de sa solidarité et à côté de l'Europe pour échapper à sa discipline à laquelle chaque nation doit consentir [+]

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    ARGUMENT
  4. Une décision unilatérale [+]

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    ARGUMENT

    Bien sûr, (...) en démocratie, se tourner vers le peuple est toujours légitime, mais nous regrettons, et je veux le dire solennellement (...), cette annonce prise de façon unilatérale sur un problème qui engage tous les partenaires de la Grèce

  5. Donner la parole au peuple est toujours légitime, mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s’exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires  [+]

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    ARGUMENT
  6. Il y a des référendums courageux et des référendums lâches [+]

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    ARGUMENT

    Lorsqu'on exerce des responsabilités gouvernementales, on doit considérer qu'on ne soumet pas à reférendum la résolution d'une crise financière

  7. C’est un coup de poker d’un homme profondément impopulaire [+]

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    ARGUMENT

    L’appel au référendum revient à choisir entre la politique de Georges Papandréaou ou le chaos d’une sortie de l’euro

  8. Il est en effet honorable de vouloir donner la parole au peuple, mais il aurait été plus logique d’organiser des élections générales anticipées qui auraient permis de discuter des alternatives possibles à la politique menée par le gouvernement [+]

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    ARGUMENT
  9. Une erreur sur tous les plans [+]

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    ARGUMENT

    Par quelque bout qu’on l’examine, l’annonce du Premier ministre grec d’organiser un référendum sur le plan de sauvetage est une erreur. Masquer ce coup politique en invoquant la démocratie est une insulte. Le coût immédiat est une envolée brutale des primes de risque et une perte de crédibilité de l’Europe dans son ensemble. Certains risques extrêmes (Grèce hors de l’UE/UEM, défaut complet et désordonné) sont ravivés. La récession en Europe est une quasi-certitude à court terme. Cela justifie une politique monétaire de rupture, avec une baisse des taux immédiate.

Ils sont pour

Portrait de Manuel Valls
Portrait de Marine Le Pen
Portrait de Jean-Luc Mélenchon
Portrait de Eva Joly
Portrait de Arnaud Montebourg
Portrait de Valéry Giscard d'Estaing
Portrait de Daniel Cohn-Bendit

Ils sont contre

Portrait de Nicolas Sarkozy
Portrait de Jean-François Copé
Portrait de François Fillon
Portrait de Hervé Morin
Portrait de Laurence Parisot

Modérateur

Portrait de Polemix
Polemix
Polémiste à son compte
476

Dossier

M. Papandréou, acculé, renvoie à la tête des dirigeants européens le déficit de solidarité [+]

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ARGUMENT

M. Papandréou, acculé, renvoie à la tête des dirigeants européens (...) le déficit de solidarité (qui a prévalu ces derniers 18 mois, ndlr) et lui-même il ne fait pas preuve de solidarité envers les autres (en ne les ayant pas prévenus de son initiative). Il faut se remettre à la table de travail et trouver à la fois comment ce plan peut s'appliquer et comment on met en place des mesures de croissance et de justice sociale pour la Grèce, pour faire avaliser aux Grecs un plan qui les concerne et qui ne soit pas seulement un plan d'austérité. (...) La politique ça existe, il n'y a a pas que les marchés, il faut se garder de tout manichéisme.

L’Europe a agi trop tard [+]

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ARGUMENT

Bien des difficultés actuelles auraient pu être évitées si l’Europe avait fait preuve de solidarité dès le début des attaques spéculatives contre la Grèce. L’Europe a agi trop tard, trop faiblement sur le plan financier, et trop durement sur le plan économique et social.

Référendum Grec : Que faire pour que le oui l'emporte [+]

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Charles-Henri Filippi, Jean-Hervé Lorenzi et Hubert Védrine tentent quant à eux de trouver ce qui peut être fait "pour que le oui l'emporte", en pointant les faiblesses de l'accord du 27 octobre et en discutant des dispositifs possibles de convergence. "La crise exige de l'Europe qu'elle devienne ce qu'elle voulait être : une Puissance et une Substance, mais toujours bien sûr une Démocratie", concluent-ils.

La suite: lemonde.fr