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Le plan d'aide à la Grèce

europe crise

Pour les uns, c'est un « rafistolage », plan « tardif » et « insuffisant », pour les autres une réponse « excellente », « profonde » et « puissante » : l'accord scellé jeudi à Bruxelles divise la classe politique.

Les Polémistes sont Contre

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Les meilleurs arguments

C'est un véritable Fonds monétaire européen que nous avons l'ambition de construire

Ce plan écarte la seule solution efficace pour casser la spéculation en refusant toujours que les Etats se financent directement auprès de la Banque centrale européenne.

POUR

  1. C'est un véritable Fonds monétaire européen que nous avons l'ambition de construire [+]

    1
    ARGUMENT

    La crise que nous traversons aujourd'hui n'aura pas été tout à fait négative si elle permet à l'Europe de se doter enfin d'une telle arme.

    La conviction que j'ai exprimée à de multiples reprises est que nous devons doter la zone euro d'un véritable gouvernement économique, dont la réunion au sommet des États doit être l'élément central: lui seul peut définir une stratégie économique commune assurant la cohérence des politiques des États membres.

    Comme nos prédécesseurs l'ont fait dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale (…) nous devons nous atteler à ce chantier alors que nous venons de frôler le pire. Nous le devons aux fondateurs de la construction européenne comme à nos enfants.

  2. La Grèce peut respirer [+]

    0
    ARGUMENT

    Alors qu'il ne lui restait mercredi soir qu'environ 50 milliards d'euros du premier plan d'aide, Georges Papandréou commence la semaine avec une ligne de crédit supplémentaire de 109 milliards de fonds publics, à des conditions beaucoup plus avantageuses que dans le passé, à quoi s'ajoute l'engagement des investisseurs privés. Sous réserve que le gouvernement qu'il dirige réussisse à tirer 28 milliards des privatisations dans les trois ans à venir, Athènes est donc à l'abri du besoin et peut se concentrer sur l'essentiel : rétablir sa compétitivité.

CONTRE

  1. Ce plan écarte la seule solution efficace pour casser la spéculation en refusant toujours que les Etats se financent directement auprès de la Banque centrale européenne. [+]

    2
    ARGUMENT

    En continuant d’appliquer le traité de Lisbonne, les dirigeants européens ferment toute issue à la crise. Les rallonges accordées représentent une nouvelle montagne de dette publique pour les Etats de la zone euro. Ceux-ci, dont la France, seront toujours obligés par les traités européens de se financer sur le marché au bénéfice des banques privées et sous la menace des agences de notation.

  2. Ce que les investisseurs attendent, c’est une perspective crédible à long terme pour la Grèce comme pour la France. [+]

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    ARGUMENT

    L’on attend pas une taxation des sucreries, mais une vision de plus long terme susceptible de résoudre le déficit public autrement qu’en se serrant la ceinture et en augmentant les impôts, mais une véritable politique de compétitivité pour relancer la croissance.

  3. La capitulation de Papandréou a facilité la contagion spéculative et l'aveuglement libéral. [+]

    1
    ARGUMENT

    Les dirigeants actuels sont aveuglés par les dogmes libéraux. La capitulation de Papandréou a facilité la contagion spéculative et l'aveuglement libéral.

  4. Oui pour un plan d'aide à la Grèce ! Mais... [+]

    1
    ARGUMENT

    Mais !
    Non pour un plan d'austérité qui fait perdre énormément de droit aux salariés de ce pays ! À qui la faute de cet endettement ? Nous le savons tous, et ce n'est sûrement pas les salariés...

  5. Une nouvelle étape de la socialisation des pertes [+]

    1
    ARGUMENT

    Pertes que les banques européennes auraient théoriquement dû prendre en charge pour avoir prêté de façon inconsidérée à des pays surendettés. Une socialisation par anticipation, à la différence de celle de 2008-2009 : brillante manière de tirer les leçons de la crise financière, puisqu'aujourd'hui les États déchargent les banques de leurs pertes avant même qu'elles ne soient réalisées !

  6. Traiter les problèmes au coup par coup, c'est se condamner à des crises à répétition [+]

    1
    ARGUMENT
  7. Dans quelques mois la même crise se reproduira... [+]

    1
    ARGUMENT

    ....pour le Portugal, l’Espagne, l’Italie ou même la France, pour la simple raison que l’économie de ces pays est asphyxiée par une monnaie unique taillée pour la compétitivité allemande

  8. Encore 109 milliards d’euros d’argent public dépensés pour rien ! [+]

    1
    ARGUMENT

    Le nouveau plan d’aide à la Grèce est une bonne nouvelle pour les marchés financiers, mais une très mauvaise nouvelle pour les contribuables français.

  9. Tardif et insuffisant [+]

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    ARGUMENT

    Il y a un soulagement, les marchés vont pendant un certain temps être apaisés, d’autant que ce sont les États qui vont faire l’effort principal. Mais il faut éviter tout optimisme béat car comme rien de durable n’a été engagé, nous restons vulnérables et donc beaucoup reste à faire.

  10. La contribution promise du secteur privé n’aura pas lieu. [+]

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    ARGUMENT

    Le projet d’une taxe sur les banques a été écarté. Les quelques mesures annoncées sont floues et non contraignantes.

  11. Le caractère antidémocratique de l’Union Européenne s’aggrave [+]

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    ARGUMENT

    Ce plan a été préparé sous le contrôle de la Banque centrale en présence de Jean-Claude Trichet qui en a été informé avant même les chefs d’Etat européens. Il a été adopté en présence de dirigeants des grandes banques (BNP Paribas et Deutsche Bank) invités à siéger au Conseil Européen parmi les représentants des gouvernements. Il n’y a plus de frontières entre une instance politique et un Conseil d’administration ! L’Union Européenne s’affiche sans retenue comme une oligarchie politico-financière.

    Les présidents de banques ne siégeaient pas. Ils ont été convoqués comme des valets et attendaient a l'étage au dessous de connaitre l'ampleur de la facture.

Ils sont pour

Portrait de Nicolas Sarkozy

Ils sont contre

Portrait de Nicolas Dupont-Aignan
Portrait de Marine Le Pen
Portrait de Jean-Luc Mélenchon
Portrait de François Bayrou
Portrait de François Hollande
Portrait de Attac France
Portrait de Alain Madelin
Portrait de Pierre Lelièvre

Modérateur

Portrait de Polemix
Polemix
Polémiste à son compte
476

Dossier

Il vise dans un premier temps à gagner du temps. [+]

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ARGUMENT

Ce n’est toutefois pas scandaleux dans un univers incertain, le temps de mettre l’Italie, l’Irlande et le Portugal sur un meilleur chemin le temps de voir ce qu’il en sera de la croissance dans les autres pays européens, notamment en Allemagne et en France. Si les nouvelles des différents fronts sont bonnes, ce plan sera considéré comme intelligent par les marchés. Si toutefois ce dernier ne relance ni la compétitivité ni la croissance, nous n’aurons fait que regonfler un pneu crevé.