Le nom d'abord, pas très heureux, qui fait plus superette que réunion au sommet de l'Everest. Quelques secondes sont nécessaires pour réaliser que le slogan «dépenser moins sans aller loin» ne correspond probablement pas aux ambitions affichées par les plus grands dirigeants mondiaux pour le 3e millénaire et qu'il est temps de reconsulter Google. En tout cas, à l'évidence le Jet set paraissait un nom mieux adapté.
Certaines mauvaises langues ont affublé la réunion d'un petit sobriquet moqueur, «G vain». Là où les 2 premiers G20 avaient apporté leur pierre au nouvel ordre mondial, en pleine crise à Washington en 2008 avec le soutien au secteur financier et le refus du protectionnisme, et à Londres en 2009 avec la nouvelle régulation des banques, les réunions suivantes à Pittsburgh et Toronto ont été décevantes. A l'heure des dissensions sur les politiques de change de la Chine et des Etats-Unis, le G20 est-il en mesure de dépasser ses clivages, voire d'élargir ses compétences aux autres questions de dimension mondiale (environnement, aide au développement,...) ?