Personne ne s'étonnera qu'à la foire de Cologne on ait tendance à défendre la bratwurst plutôt que la gastronomie française. Mais cette fois trop c'est trop, les organisateurs ont dépassé les bornes. «Il faut arrêter ça, sinon c'est le début de la fin ! », la landaise Marie-Pierre Pée, secrétaire générale du Cifog, l'interprofession nationale du foie gras, ne cache pas son émotion. Car l'événement est de taille. Les organisateurs de l'Anuga, l'un des plus importants salons agroalimentaires mondiaux, ont décidé de ne pas accepter l'exposition de foie gras.
Ils craignent l'intrusion de militants du bien-être animal, très actifs en Allemagne et particulièrement virulents sur la question du gavage. Dans ce pays, la production de foie gras est interdite depuis 1993. Leurs arguments sont connus : le gavage s'apparenterait à de « l'alimentation forcée », c'est-à -dire de la torture.
En France, on ne voit pas les choses de la même manière. Les producteurs assurent que les canards sont traités comme des princes et puis le foie gras, d'abord, c'est bon, alors on ne voit pas très bien pourquoi on arrêterait d'en fabriquer. Qu'en pensez vous?