Le problème est connu depuis des décennies et tout le monde savait que les réformes de 1993 (Balladur) et de 2003 (Fillon) seraient insuffisantes. La réforme est désormais lancée, l'opinion publique est prévenue, les syndicats et le patronat sont parties prenantes. Voilà déjà une bonne chose.
La réforme des retraites
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Avec 10 milliards de déficit en 2009, le déséquilibre du système des retraites est patent et la réforme semble inévitable. Pourtant, au coeur de l'agenda social 2010, les discussions sur une réforme s'annoncent houleuses. Alors que la plupart des pays européens ont repoussé l'âge de la retraite à 65 ans, voire 67 ans, pourquoi la France est-elle si réticente à réformer : est-ce par manque de courage ou au contraire pour défendre courageusement un modèle social qui n'a pas d'équivalent ailleurs?
Polémiste à son compte
Au moins la réforme est engagée
Trapéziste
Une concertation nationale des partis est nécessaire
POUR
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Quand on entend Jean-Claude Mailly (FO) dire qu'il n'est «pas question de devoir accepter d'une manière ou d'une autre de devoir travailler plus longtemps», même «parce que l'espérance de vie augmente», cela prouve que les syndicats campent sur une position intenable. Il faut donc les faire bouger. Le débat politique se joue aussi sur le terrain de la communication.
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Sarkozy a condamné de manière assez cocasse Mittérand d'avoir baisser l'âge minimal de la retraite à 60ans. Cependant on peut nier qu'avant cette époque, les gens travaillaient sans se plaindre jusqu'à 65ans, et même dans les métiers pénibles. Alors pourquoi on y arriverait pas aujourd'hui ?
Ensuite, même si financièrement cette réforme n'était pas nécessaire immédiatement on ne pouvait pas y couper. En effet elle engendrerait des déficits trop important, plus que le chômage des jeunes. De plus avec l'augmentation de l'espérance de vie qui atteint aujourd'hui environ 80 ans, l'espérance de vie en bonne santé ne suit pas et est un peu supérieur à 70ans... Il en résulte que l'écart entre les deux augmentent avec le temps et donc les dépenses pour la santé, ce qui est également dû au fait que les soins apportés, bien que désormais plus efficaces, sont aussi plus cher.
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Mais c'est déjà un premier pas qui devra comporter un symbole fort. Nul entrant aujourd'hui sur le marché du travail ne peut espérer partir avec les retraites telles qu'elles seront à l'issue de cette réforme. Mais c'est déjà l'espoir de bénéficier plus tard d'une retraite, fut-ce tard et faible
CONTRE
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Sur un sujet aussi structurant que l'avenir des retraites il aurait été souhaitable d'avoir une concertation et une négociation entre les deux grands partis, PS et UMP. Ce type de concertation, habituel dans les autres grands pays européens (Allemagne, Espagne), est inenvisageable en France. Pourquoi ?
Le dialogue est impossible avec une gauche qui a définitivement basculé du coté du populisme à deux balles
Martine Aubry tient des propos à peu près raisonnables il faut le reconnaître mais elle est bien la seule à gauche. Quand on entend Laurent Fabius dire que la solution du problème des retraites consiste à taxer les banques de plusieurs milliards pour les punir de leur responsabilité dans la crise, je me dis que tous les ingrédients du populisme sont réunis : on évite de parler du vrai sujet, le discours est simpliste, les bouc-émissaires sont identifiés. Lamentable. -
C'est une réforme injuste qui repose sur les seules épaules de ceux qui n'ont que leur travail pour vivre. Les socialistes ne sont pas opposés à un effort des salariés mais l'équilibre des efforts n'est pas assuré. Nous avons non seulement une réforme injuste, déséquilibrée et en plus, nous avons l'inefficacité puisque une nouvelle réforme des retraites devrait être nécessaire dans les prochaines années.
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"Le report de l'âge de départ à 62 ans est une mesure idéologique qui ne règle pas les problèmes du financement des retraites. Le gouvernement s'apprête à piller le fonds de réserve des retraites qui était pour les jeunes de demain. Par ailleurs, le gouvernement a parlé de 2018, après c'est le trou noir. Quant aux mesures de cotisation imposées au capital, ce sont des petites mesurettes"
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"Le gouvernement cherche à dramatiser pour imposer ses décisions à sens unique dans l'urgence quand il faudrait, comme le demandent les organisations syndicales, prendre le temps d'une véritable négociation pour trouver les voies d'une réforme juste et viable dans la durée. A cet égard, la statistique ne saurait remplacer la politique: le rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) est un élément parmi d'autres de l'évaluation financière et ne doit pas être instrumentalisé pour imposer des choix de société."
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Comment peut-on penser qu'il est possible d'être encore productif à cet âge lorsqu'on est acteur et non décideur avec une rapidité de réflexion déjà diminuée et ou des douleurs dans les articulations?
Le monde du travail n'a rien de comparable avec l'assemblée nationale car il n'y en à encore pas beaucoup d'entreprises où l'on peut faire la sieste pendant le boulot.
Quant à ces gens du Nord je ne sais pas quelle sont leurs impératifs ????
NI POUR NI CONTRE
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Retraites: des prévisions pour 2050 «grotesques» qui irritent la gauche et les syndicats
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Les enjeux du débat
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Les retraites, un débat idéologique?


