ARGUMENT
27 sept. 11 Loin de moi l’idée de nier le chemin qu’il a fait, lui aussi, depuis le temps où il commettait une « thèse », à forts relents négationnistes, sur la « collusion entre sionisme et nazisme ». Mais j’ai lu son discours à New York. Et, si j’y trouve de vrais accents de sincérité, si je suis ému, comme chacun, par l’évocation du trop long calvaire palestinien, si je devine même, entre les lignes, comment l’homme qui l’a prononcé pourrait en effet devenir, pour peu qu’il le veuille et qu’on l’y encourage, un Sadate palestinien, un Gorbatchev, je ne peux m’empêcher d’y entendre, aussi, des signaux plus inquiétants. Cet hommage appuyé à Arafat, par exemple… [] … Et puis l’assourdissant silence sur l’accord qu’il a conclu, lui, Abbas, il y a cinq mois, avec un Hamas dont la seule charte suffirait, hélas, à lui fermer les portes d’une Onu censée n’accepter que des « Etats pacifiques » et refusant le terrorisme. C’est avec cet homme, bien sûr, qu’Israël doit faire la paix. Mais pas là . Pas comme ça. Pas sur ce coup de bluff, ces silences, ces demi-vérités.
Mais les faits sont là !