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La reconnaissance d'un Etat palestinien

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Le président palestinien Mahmoud Abbas doit remettre ce vendredi une demande officielle d'admission à l'ONU d'un Etat de Palestine avant de s'adresser à l'Assemblée générale. Il prononcera son discours environ une heure plus tard.

Mercredi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, M. Sarkozy a plaidé pour un statut intermédiaire d'Etat observateur à l'ONU pour la Palestine et proposé que Palestiniens et Israéliens s'entendent sur un calendrier serré de négociations. Mais les autorités israéliennes ont rejeté cette proposition de compromis.

L'initiative d'Abbas va-t-elle dans le bon sens? Peut-elle contribuer au processus de paix?

Les Polémistes sont Pour

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Les meilleurs arguments

Ce qui apparaîtra avec un Etat reconnu, c’est ce qu’il reste à faire pour être à la hauteur de l’exigence d’un Etat.

Une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes

POUR

  1. Ce qui apparaîtra avec un Etat reconnu, c’est ce qu’il reste à faire pour être à la hauteur de l’exigence d’un Etat. [+]

    2
    ARGUMENT

    Et beaucoup a été fait au cours des dernières années par des personnalités compétentes et engagées comme Salam Fayyad qui a rendu possible une croissance économique impressionnante en Cisjordanie. Beaucoup reste à faire pour une réconciliation nationale entre les factions et les courants qui traversent le peuple palestinien.

  2. Il n’y a de légitimité de l’ONU que tant qu’est respecté le droit des peuples à l’autodétermination. [+]

    2
    ARGUMENT

    De dire: non, il ne peut y avoir de compromis sur le statut qui ne soit vécu comme une humiliation, de plus par un peuple qui se sent déjà humilié. Existe-t-il un peuple palestinien ? Qui en doute ? Aspire-t-il à la reconnaissance d’un Etat ? Qui en doute ? Une fois que le principe est reconnu – et il l’est aujourd’hui par l’essentiel des forces politiques israéliennes- le droit d’un peuple à se constituer en Etat n’est pas une récompense mais un objectif commun.

  3. Il faut aider Israël à sortir de la dérive où l’entraîne sa peur depuis une décennie maintenant [+]

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    ARGUMENT

    La reconnaissance d’un Etat palestinien peut être un acte fort pour permettre à Israël de s’éveiller de cette torpeur qui conduit au pourrissement du conflit israélo-palestinien. Il faut aider Israël à sortir de la dérive où l’entraîne sa peur depuis une décennie maintenant, une dérive faite de radicalisation du paysage politique, de recours systématique à la force – au Liban, à Gaza- d’une accélération de la colonisation, d’une logique du « avec nous ou contre nous ». La solution viendra, un jour, d’Israël, comme elle est venue, en Algérie, du général de Gaulle, capable d’éviter la cassure complète du corps social et civique, surtout parmi les Français d’Algérie, tout en faisant accepter le changement.

  4. Il y a aujourd’hui candidature de l’Autorité palestinienne qui doit, en effet, déboucher sur quelque chose de positif [+]

    1
    ARGUMENT

    Je suis favorable à tout ce qui permet d’améliorer le processus de paix. Je suis favorable à la reconnaissance de l’Etat Palestinien à condition qu’il y ait une action diplomatique préalable qui ne dresse pas les camps les uns contre les autres. Je vois qu’il y a une initiative d’ailleurs d’un certain nombre, d’une centaine de parlementaires, je trouve que ce n’est pas la bonne façon de procéder. Il faut faire converger les points de vue, il y a eu un discours formidable de Barack OBAMA au Caire, qui n’a pas été suivi des étapes que l’on aurait pu espérer, ensuite, pour améliorer la situation et faire progresser la paix dans cette partie du monde. Il y a aujourd’hui candidature de l’Autorité palestinienne qui doit, en effet, déboucher sur quelque chose de positif. Il va y avoir le vote au Conseil de sécurité ; il va y avoir, ensuite, probablement…

  5. Falestine [+]

    0
    ARGUMENT

    Mon père s’est marié à deux reprises
    Une fois à l’Est et une deuxième fois à l’Ouest… de Jérusalem…
    Je suis palestinienne
    Et ma demi- sœur est israélienne
    On ne se parle plus…
    Je parle arabe, elle parle hébreu
    Mais on ne se comprend plus…
    On fait semblant de ne plus se comprendre
    On s’est divisé sur la terre de notre père
    Comme deux indignes héritières
    Je dis que c’est à moi, elle dit que c’est à elle
    Et aucune des deux ne veut lâcher prise
    Elle a fait de son veau d’or une nation
    De ma nation, j’ai fait un veau de chair et de sang
    Elle est riche et prospère
    Je suis pauvre et amère
    Elle a tous les puissants à ses pieds
    Je n’ai même plus d’yeux pour pleurer
    Elle dit que je lui fais la guerre
    Mais ne veut surtout pas signer la paix
    Elle dit… elle dit que… je rêve de l’exterminer
    Et pour m’en empêcher elle m’extermine pour de vrai!
    Elle dit que son héritage est inscrit dans la bible,
    en bas de chaque page
    Je lui réponds… désolée
    Mais ton titre de propriété n’est pas signé
    Qu’il y a l’histoire que l’on fait
    Et l’histoire que l’on raconte!
    Et aucun lien entre les deux…
    La Palestine c’est la maison de mon père
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/falestine/

CONTRE

  1. Une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes [+]

    2
    ARGUMENT

    Je croyais, et je crois toujours, que les Palestiniens méritent leur propre Etat. Mais j’ai aussi dit qu’une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes

  2. Cette demande exige que soit tranché d’un coup de paraphe magique le nœud d’intérêts antagonistes, d’apories diplomatiques, de contradictions géopolitiques, le plus inextricable de la planète [+]

    1
    ARGUMENT

    Est-ce bien sérieux ? Cela fait quarante ans que l’on discute, souvent de mauvaise foi, mais pas toujours, de la question des frontières justes entre les deux peuples et de leur capitale. Quarante ans que l’on débat, entre gens qui jouent leur vie et leur destin, de la moins mauvaise manière d’assurer la sécurité d’Israël dans une région qui ne lui a jamais reconnu, à ce jour, sa pleine légitimité. Cela fait soixante-trois ans que le monde se demande comment prendre en compte le tort fait aux réfugiés de 1948 sans, pour autant, compromettre le caractère juif de l’Etat d’Israël. Et l’on prétendrait régler tout cela, arbitrer ces presque insolubles dilemmes, emballer ce paquet de complexités où tout est dans les détails, par un geste spectaculaire, expéditif, sur fond d’emballement rhétorique et lyrique ? Allons ! Quelle légèreté ! Et quel mauvais théâtre !

  3. Cette demande repose sur une idée reçue qui est celle d’un Mahmoud Abbas miraculeusement et intégralement converti à la cause de la paix. [+]

    1
    ARGUMENT

    Loin de moi l’idée de nier le chemin qu’il a fait, lui aussi, depuis le temps où il commettait une « thèse », à forts relents négationnistes, sur la « collusion entre sionisme et nazisme ». Mais j’ai lu son discours à New York. Et, si j’y trouve de vrais accents de sincérité, si je suis ému, comme chacun, par l’évocation du trop long calvaire palestinien, si je devine même, entre les lignes, comment l’homme qui l’a prononcé pourrait en effet devenir, pour peu qu’il le veuille et qu’on l’y encourage, un Sadate palestinien, un Gorbatchev, je ne peux m’empêcher d’y entendre, aussi, des signaux plus inquiétants. Cet hommage appuyé à Arafat, par exemple… [] … Et puis l’assourdissant silence sur l’accord qu’il a conclu, lui, Abbas, il y a cinq mois, avec un Hamas dont la seule charte suffirait, hélas, à lui fermer les portes d’une Onu censée n’accepter que des « Etats pacifiques » et refusant le terrorisme. C’est avec cet homme, bien sûr, qu’Israël doit faire la paix. Mais pas là. Pas comme ça. Pas sur ce coup de bluff, ces silences, ces demi-vérités.

    Mais les faits sont là!

  4. Cette demande repose sur une prémisse fausse qui est celle d’une prétendue « intransigeance » israélienne ne laissant d’autre recours à la partie adverse que celui de ce coup de force [+]

    1
    ARGUMENT

    Je ne parle même pas de l’opinion publique d’Israël dont un sondage de l’Institut Truman pour la paix, à l’Université hébraïque de Jérusalem, vient encore de rappeler qu’elle est massivement acquise (70 %) à l’idée du partage de la terre. Je parle du gouvernement israélien lui-même et du chemin parcouru depuis le temps où son chef croyait encore aux dangereuses chimères du Grand Israël. Reste aujourd’hui, bien sûr, la question des « implantations » en Cisjordanie. Mais le désaccord, sur cette affaire, oppose ceux qui, derrière Mahmoud Abbas, exigent qu’elles soient gelées avant que l’on revienne à la table des négociations et ceux qui, avec Netanyahou, refusent que l’on pose en préalable ce qui devra être l’un des objets de la négociation – il ne porte ni la question elle-même, ni sur la nécessité de parvenir à un accord. Chacun, moi le premier, a son avis sur le sujet. Mais présenter ce différend comme un refus de négocier est une contre-vérité.

Ils sont pour

Portrait de Ségolène Royal
Portrait de Dominique de Villepin
Portrait de MikeOfDeath

Ils sont contre

Portrait de Bernard-Henri Levy
Portrait de Barack Obama