La Realpolitik

Si le terme a été appliqué pour la première fois dans les années 1870 à l'attitude d'Otto von Bismarck cherchant à obtenir un équilibre pacifique entre états européens, il a été de tous temps associé à des personnages brillant par leur intelligence, leur absence de scrupules et leur antipathie : Machiavel, le cardinal Richelieu, Henry Kissinger, entre autres.
Le principe est simple : en politique étrangère on peut s'affranchir de tout principe ou question morale car le système international est par définition anarchique et dans un état de guerre (conventionnelle ou économique) permanent. Vu positivement on pourrait dire que la Realpolitik consiste a rechercher l'intérêt national au-delà des clivages idéologiques. Vu négativement il s'agit purement et simplement d'abandonner tout idéal ou scrupule en matière de relations internationales.
Alors que ce réalisme était de mise au temps des tensions et des menaces de la guerre froide, il pourrait en aller aujourd'hui un peu différemment. La mondialisation, l'absence de grands conflits mondiaux, la soif de transparence, pourraient pousser les peuples occidentaux à condamner les politiques étrangères immorales ou opportunistes. Pourtant, il n'en est rien. Guantanamo, les droits de l'homme en Chine, pésent bien peu face aux intérêts économiques avec les Etats-Unis et la Chine. Au Maghreb, même constant. Ceux-là même qui s'indignent aujourd'hui de la connivence française avec les dictateurs arabes où étaient-ils pendant toutes ces années?
Les meilleurs arguments
Homme politique, ancien président de la République
Le premier des droits de l'homme c'est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat. De ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays
Femme politique
Les droits de l’Homme sont nécessaires à la politique étrangère d’une puissance comme la nôtre
POUR
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Le premier des droits de l'homme c'est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat. De ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays [+]
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La question des moyens de pression sur les dictatures [+]
ARGUMENT
01 sept. 11Derrière la querelle entre partisans de la realpolitik et défenseurs des droits de l'homme se cache la question de l'efficacité des moyens de pression sur les dictatures. La mise à l'écart des régimes autoritaires qui pratiquent la torture est une question éthique. Du point de vue de la morale, il apparaît difficile de faire du commerce avec des Etats qui bafouent les droits de l'homme.
Dans le même temps, la plupart des diplomates explique que pour faire pression sur un Etat, il faut que cet Etat ait quelque chose à perdre. Couper toute relation diplomatique et commerciale avec un pays, c'est se couper de toute possibilité de moyens de pression sur les dirigeants de cet Etat. A l'inverse, entretenir des relations commerciales permet le cas échéant de menacer d'y mettre un terme. -
J'ai eu tort de demander un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme. C'est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat [+]
CONTRE
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Les droits de l’Homme sont nécessaires à la politique étrangère d’une puissance comme la nôtre [+]
ARGUMENT
17 janv. 12Les peuples arabes ont prouvé, s'il le fallait, que les droits de l'homme ne sont pas faits que pour nous les Occidentaux. Et nous, nous mégotons. Brandissons la menace islamiste. Agitons le chiffon rouge du chaos. Les insurrections magnifiques de Tunis et du Caire nous prouvent que, si, les droits de l’Homme sont nécessaires à la politique étrangère d’une puissance comme la nôtre.
Faut pas s'emballer...
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