ARGUMENT
31 août 11
Il n'échappera à personne que depuis des décennies maintenant le but des Etats est de maximiser cet indicateur inadapté a plusieurs titres :
- Le PIB ne tient pas compte de la qualité de la croissance. Ainsi l'Espagne donnée comme l'une des économies florissantes ces 2 dernières décennies s'est développée essentiellement dans le secteur de la construction, désormais en pleine crise, et l'Espagne apparaît aujourd'hui comme particulièrement peu armée pour affronter l'avenir.
- Surtout, le PIB ne mesure absolument pas le bien-être des populations. Certes ce n'est pas son but et il existe un autre indicateur, l'indice de développement humain (IDH) dont c'est précisemment l'objectif.
S'il n'échappe à personne que la croissance telle que mesurée par le PIB est souvent synonyme de détérioration de la qualité de vie, avec des phénomènes tels que la surpopulation des villes, la polution, la surconsommation et l'accumulation des déchets, pourquoi y a-t-il si peu de voix pour s'élever contre l'utilisation sytématique et maladive de cet indicateur. Reconnaissons au moins aux décroissants cette critique du PIB.




