ARGUMENT
19 janv. 12
Des invectives, des agressions, des malhonnêtetés, il y en a eu dans toutes les campagnes. Il faut se rappeler les horreurs qu'a subies Jacques Chaban-Delmas en 1974, la sauvagerie des attaques entre François Mitterrand et Jacques Chirac en 1988, ou les scandales (vrais ou fabriqués) qui poussaient comme des champignons en 1995, au point que Charles Pasqua parlait d'une campagne "dégueulasse". En 2002, le très urbain Alain Juppé accusait les socialistes de "remuer la merde" ! Vous voyez qu'on a connu pire. Ce qui est différent cette année, et qui favorise la focalisation sur les incidents et les querelles de personnes, c'est qu'il n'y a aucun débat d'idées entre les principaux candidats - et que les autres sont marginalisés. Nous avons un trop-plein de candidats et un grand vide dans les projets. Donc, ces escarmouches sont comme des mirages dans le désert. On ne voit que ça, mais ce n'est pas la réalité...



