ARGUMENT
31 août 11
La mortalité en matière d'avortement clandestin est de 330 sur 100 000 alors qu'elle avoisine 0% quand la pratique est légalisée.
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Le français est polémiste. Une simple main non sifflée lors d'un match de qualification suffit à entraîner le pays sur le terrain du débat éthique. Il est pourtant un débat où les français font preuve d'un flegme surprenant : l'avortement.
Débat historique aux Etats-Unis, où pendant des dizaines d'années les « pro-vie » et les « pro-choix » se sont violemment affrontés ; débat récent mais néanmoins féroce chez nos voisins européens catholiques, l'Espagne, l'Irlande ou l'Italie ; sujet tabou dans une large partie du monde.
En France, l'IVG, légal depuis 35 ans, ne déchaîne pas les passions. On s'émeut de temps en temps de l'évolution du dispositif de planning familial, mais sur le plan du débat éthique rien, ou presque rien. Etonnant vous ne trouvez pas?
La mortalité en matière d'avortement clandestin est de 330 sur 100 000 alors qu'elle avoisine 0% quand la pratique est légalisée.
Donner la vie quand on en a pas les moyens financiers ou l'envie suffisante pour prendre pleinement la charge, il vaut mieux alors, pour le confort de la famille concerné et de l'ensemble de la société, ne pas la donner.
Et les hommes leur doivent assistance.
Mais si, dans un pays, on décidait de soumettre au vote la question de l'avortement, seules les femmes auraient le droit de vote sur ce sujet. Les hommes n'ont que le droit de donner leur avis.
Mon avis : les femmes sont propriétaires de leur corps. Avec tout ce que cela implique.
Un fait : à 16 ans, en 1963, une jeune fille d'un milieu intégriste s'est donné la mort parce qu'elle était enceinte. Et bien vous savez quoi ? le foetus est mort aussi.
Pour moi, cela a été la preuve qu'il n'existait pas et était une partie du corps de cette femme. Et le reste n'était qu'idéologie...
Il est certain que l'avortement est un droit pour les femmes de nos jours.
Simplement, il existe différent cas de figure:
- Une jeune femme tombe enceinte juste après avoir eu un second enfant: Elle décide d'avorter puisqu'ayant décider de reprendre le travail après l'accouchement et que cela change ses plans. Égoïsme?
- Une jeune fille tombe enceinte, mais n'a ni les moyens ni la maturité nécessaire pour élever un enfant, elle décide donc d'avorter. Bon sens?
Dans le premier cas, l'individu a les moyens et la situation nécessaire pour élever un second enfant et lui offrir une vie stable et heureuse. Dans le second, elle ne les a évidemment pas. Dans ce dernier cas, il ne s'agit pas d'un égoïsme de la mère mais bien de l'intérêt de l'enfant, auquel elle ne pourrait pas assurer une vie stable et confortable.
Bien sûr, on ne peut pas faire une globalité des femmes qui avortent. Celles-ci ont différentes raisons de le faire. Bonnes ou mauvaises, mais est-ce vraiment à nous de juger?
Il faut aussi pouvoir assurer une stabilité psychologique
Pourquoi ne pourrait-on pas juger?
Les médecins en particulier, ne peuvent pas se soustraire au grave devoir de défendre contre la tromperie la conscience de nombreuses femmes qui pensent trouver dans l’avortement la solution à des difficultés familiales, économiques, sociales ou à des problèmes de santé de leur enfant. Spécialement dans cette dernière situation, la femme est souvent convaincue, parfois par les médecins eux-mêmes, que l’avortement représente non seulement un choix moralement licite, mais même un acte « thérapeutique » dû pour éviter des souffrances à l’enfant et à sa famille, et un poids « injuste » pour la société. Sur un fond culturel caractérisé par l’éclipse du sens de la vie, où s’est beaucoup atténuée la perception commune de la gravité morale de l’avortement, et d’autres formes d’attentats contre la vie humaine, il faut aux médecins une force spéciale pour continuer à affirmer que l’avortement ne résout rien, mais tue l’enfant, détruit la femme et aveugle la conscience du père de l’enfant, en ruinant, souvent, la vie de la famille.
Les hommes n'ont pas à parler de l'avortement...
La liberalisation de l'avortement a conduis à une perte de repères. Avorter n'est pas un geste anodin. Or, ça le devient de plus en plus.