ARGUMENT
03 sept. 11 Ce sont ceux qui veulent entreprendre, prendre des risques, créer des emplois, financer des entreprises, qui au final feront redémarrer l'économie. Ils doivent avoir des perspectives à la mesure des services qu'ils rendent. C'est cela que l'on va tuer en taxant "les riches", c'est à dire tous les riches.
Car la loi ne peut faire la différence entre les vrais créateurs de richesse, ceux dont la fortune provient d'une logique de marché et les autres, nombreux en France, dont le succès est étroitement lié aux faveurs de l'État. C'est de cette confusion, soigneusement entretenue par la classe politique que nait le ressentiment des français à l'encontre des très hauts revenus. Ce sentiment nous parait plus révélateur du rejet de ce qu'il faut bien appeler notre "oligarchie" nationale plutôt que d'une volonté d'interdire ou de décourager la richesse. Les français refusent les fortunes acquises sans risque, en connivence avec le pouvoir, celles qui s'établissent à l'abri de la concurrence. Ils rejettent les empires industriels et financiers inamovibles