Que le meilleur atout de François Bayrou est aussi son handicap. Il faut lui rendre justice : il a été le premier dirigeant politique français à mettre en exergue la question de la dette - c'était le coeur de sa campagne de 2007. Comme aujourd'hui les Français ont compris que c'était en effet la cause de la plupart de nos maux, il est logique qu'il en tire un crédit dans l'opinion. Il apparaît plus clairvoyant que les autres, c'est une force.
François Bayrou président
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Candidat à l'élection présidentielle. Faut-il voter pour lui?
Journaliste, rédacteur en chef au Point
Il a été le premier dirigeant politique français à mettre en exergue la question de la dette
Homme politique
Il a deux handicaps majeurs
POUR
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Aujourd'hui, on est dans une situation où les deux discours (droite/gauche) sont obsolètes et mensongers. Alors, je sais très bien que Bayrou a peu de chances, et qu'il est peu probable qu'il ait 60 % de députés... Mais moi, j'aime bien les choses impossibles !
CONTRE
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Le premier, c'est son isolement. Peu ou prou, personne autour de lui. Deuxièmement, après avoir courtisé la gauche, il courtise la droite. Que comprendront les électeurs de tout cela ?
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Il faudrait qu'il donne du contenu à sa campagne, qu'il sorte des idées générales, pour essayer de susciter l'adhésion. Jusqu'ici, il est trop vague pour provoquer une vague. Son calcul, c'est qu'un des deux s'effondre et qu'à ce moment-là, les portes du deuxième tour s'ouvrent devant lui. Ça revient à compter sur le destin. La réalité, c'est que son opiniâtreté occulte son dilettantisme. Il en est à sa troisième candidature - comme Mitterrand et Chirac quand ils ont gagné. Mais contrairement à eux, lui n'a pas construit grand-chose entre ses différentes tentatives : il est resté un homme à peu près seul, avec un fan club en guise de parti. Et une campagne qui ressemble à un bric-à-brac idéologique.
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Il veut être Calife à la place du Calife... Il ressemble de plus en plus au vizir Iznogood de la BD...
Il y a beaucoup de personnes qui voient en lui un homme à égo qui argue plus qu'un homme politique qui raisonne. Il est passé clairement sur des valeurs économiques de droite, et les ministres UMP disent ouvertement qu'ils ne se sentiraient pas gênés d'être un des siens s'il venait à prendre le pouvoir.
Une chose à son actif : il est tout aussi clairement laïque, bien que très catholique. Les athées se rassurent un peu.
A lui faire dire clairement : permet-il le mariage homosexuel ? Le mariage peut-il être une institution laïque aussi (les orientations sexuelles ne regardent pas l'état, les valeurs qu'on met dans le mariage sont d'ordre privées)? Dépénaliserait-il l'usage de drogue (comme celui de l'alcool et du tabac )? Quelle est sa politique concernant l'éducation nationale ( combat contre l'élitisme systématique) ?... et plein d'autres questions qui ne concernent pas forcément l'économie et la finance...
NI POUR NI CONTRE
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Ce qui frappe, surtout, c'est qu'une majorité de Français continue à ne pas avoir envie d'un duel Hollande-Sarkozy. Parce que le premier apparaît léger à une partie de la gauche et que le second est discrédité auprès d'une partie de la droite. Bayrou n'a pas toutes les qualités, mais rien ne dit qu'il n'en ait pas assez pour être un prétendant par défaut.
Le centrisme aujourd'hui -
Le but de cette conférence de presse est de mettre les idées en ordre.
J’ai observé, ces derniers jours, dans l’exposé des programmes des différents candidats un très grand désordre. Je voudrais vous livrer, avec des repères et des chiffres précis, ma vision des choses et une liste d’engagements cohérents entre eux.
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Lassé de se voir reprocher de ne pas faire de proposition, le candidat centriste tente de "reprendre l'initiative", en pleine "séquence Hollande".
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Selon le baromètre TNS Sofres/Le Figaro Magazine du mois de janvier, la cote de confiance du président du MoDem grimpe de 14 points. L'ancien "troisième homme" de 2007, va-t-il transformer l'essai en 2012 ?
La publication du dernier baromètre TNS SOFRES du mois de janvier 2012 confirme la percée de François Bayrou dans l’opinion. Désormais, 43% de Français souhaitent voir le responsable centriste jouer un rôle important dans l’avenir, soit une progression de 14 points en un mois. Loin derrière François Hollande (54%, soit +7), le président du Modem s’installe néanmoins à la deuxième place du classement, juste devant Martine Aubry (40%, soit – 3).
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Selon un sondage OpinionWay, le candidat du MoDem obtiendrait 14 % des suffrages sur le premier tour de l'élection s'il avait lieu dimanche.
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Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou affirme qu'il sera au rendez-vous de la présidentielle de 2012 mais qu'il ne veut pas « entrer dans le jeu actuel de ces candidatures qui poussent comme des champignons, semaine après semaine ».
Les enjeux du débat
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Le centrisme aujourd'hui



