ARGUMENT
03 sept. 11
En mutualisant une partie de la dette, c’est une idée que je défends depuis deux ans maintenant, en émettant des obligations européennes.
Ce qui est très frappant est que l’Europe en tant que telle n’est pas endettée. Et donc la Banque Centrale européenne et la zone euro doivent prendre une décision qui ne soit pas une décision au coup par coup, pas au goutte à goutte, mais une décision d’ensemble pour que nous montrions au monde que l’euro est une forteresse, que l’euro n’est pas une barque dans laquelle on accepte une voie d’eau. (...) On ne le fait pas aujourd’hui parce que depuis trop longtemps, en Europe, c’est le chacun pour soi qui l’emporte. Et c’est même plus que ça, c’est le fantasme que les autres ont leurs propres affaires et que nous, nous avons nos propres intérêts. Or, il se trouve que ces intérêts sont communs. Tant qu’on ne comprendra pas que c’est ensemble que l’on défend le bien qui nous appartient à tous, qu’on défend la monnaie qui nous permet d’exister et qui nous sauve de la dette écrasante que nous avons laissé se créer de manière laxiste, on ne comprendra




