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Faut-il sauver l'euro ?

sauver l'euro

C'est vrai, au début on avait râlé, déboussolés par le changement d'échelle, énervés par l'inflation larvée que chaque commerçant semblait vouloir imposer en usant du passage à l'euro comme prétexte ; puis le temps passant on s'y était habitué et même attaché. Or aujourd'hui il est sérieusement question de revenir au franc et au mark.
La fin de l'euro n'est plus un sujet tabou. L'ampleur de la crise, les déséquilibres croissants, économiques mais aussi culturels, qui semblent éloigner plus que jamais les pays vertueux des "cochons" indisciplinés du sud, le coût croissant d'un éventuel sauvetage et la pression des opinions publiques qui tolèrent mal de se voir imposer des cures d'austérité provoquées par d'autres, sont autant de coups de couteau dans le dos d'un euro déjà mal en point. La classe politique, par conviction ou par populisme, commence à prendre parti. Les économistes aussi, qui devant la gravité de la situation, se demandent si l'abandon de la monnaie unique ne serait pas finalement la solution la moins coûteuse. Cela fait bien sûr mal au coeur d'abandonner le principal projet européen des deux dernières décennies mais ne faut-il pas aussi parfois savoir reconnaître un échec ?

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Les meilleurs arguments

Il faut que cette dette européenne, d’une manière ou d’une autre, nous la garantissions tous ensemble.

Depuis 2010, notre pays a déjà versé près de 9 milliards d’euros à la Grèce

POUR

  1. Il faut que cette dette européenne, d’une manière ou d’une autre, nous la garantissions tous ensemble. [+]

    3
    ARGUMENT

    En mutualisant une partie de la dette, c’est une idée que je défends depuis deux ans maintenant, en émettant des obligations européennes.

    Ce qui est très frappant est que l’Europe en tant que telle n’est pas endettée. Et donc la Banque Centrale européenne et la zone euro doivent prendre une décision qui ne soit pas une décision au coup par coup, pas au goutte à goutte, mais une décision d’ensemble pour que nous montrions au monde que l’euro est une forteresse, que l’euro n’est pas une barque dans laquelle on accepte une voie d’eau. (...) On ne le fait pas aujourd’hui parce que depuis trop longtemps, en Europe, c’est le chacun pour soi qui l’emporte. Et c’est même plus que ça, c’est le fantasme que les autres ont leurs propres affaires et que nous, nous avons nos propres intérêts. Or, il se trouve que ces intérêts sont communs. Tant qu’on ne comprendra pas que c’est ensemble que l’on défend le bien qui nous appartient à tous, qu’on défend la monnaie qui nous permet d’exister et qui nous sauve de la dette écrasante que nous avons laissé se créer de manière laxiste, on ne comprendra

  2. Faire baisser l'euro profite à tous les pays de la zone [+]

    3
    ARGUMENT

    Contrairement à l'avis général, la baisse de l'euro à la suite des deux crises des dettes grecque puis irlandaise est une excellente chose. On oublie trop que l'euro a été lancé, en 1999, à 1,15 dollar. Il a baissé jusqu'à 0,83 dollar, fin 2000, puis est remonté, avec une courte plongée en 2005-2006, jusqu'à des niveaux proches de 1,6 dollar, qui sont sans effet au sein de la zone, mais portent des coups fatals aux exportations hors zone.
    Une baisse significative de l'euro bénéficie à tous les pays de la zone, y compris à l'Allemagne. Si l'Allemagne avait conservé le mark il est probable que celui-ci se serait fortement apprécié et aurait pénalisé les exportations allemandes.

  3. Oui, mais seulement par une partition de la zone euro [+]

    3
    ARGUMENT

    Le livre qui défend cette thèse vient de sortir en Allemagne : "Sauvez notre argent, l'Allemagne est bradée". L'auteur y défend une partition de la zone euro en deux : le nord, rigoureux et respectueux des règles; et le sud, bordélique et parfois approximatif avec la vérité des chiffres.

  4. Le monde est fait de grands espaces [+]

    2
    ARGUMENT

    C’est la condition de la richesse de l’Europe, c’est la condition de la richesse de la France et contrairement à ce qu’on croit, c’est la condition de la souveraineté nationale. Le monde est fait de grands espaces. Les Etats-Unis en sont un et ils ont un budget fédéral. L’Europe en tant qu’entité n’a pas de dette. Si elle se dote d’un budget fédéral, elle peut emprunter 5.000 milliards d’euros pour faire des investissements. Pourquoi s’en priver?

  5. L’irrationalité des marchés et des hommes en général conduirait en cas de séparation à des attaques chaotiques [+]

    2
    ARGUMENT

    ... à des confrontations politiques, au détricotage probable de tout ce que nous avions construit de convergences.

  6. Je ne crois pas que nous gagnerions à son effondrement. Ni socialement, ni d’un point de vue des rapports de force internationaux. [+]

    2
    ARGUMENT

    Modifier la nature et le statut de la BCE est une tache bien moins rude que le serait celle de tout reconstruire à zéro après effondrement. A court terme, seule l’Allemagne tirerait son épingle du jeu, en reconstituant une zone mark au centre du continent. (…) A moins de prendre une véritable batterie de mesures de coercition contre les spéculateurs et de contrôle sur les banques qui stoppe l’attaque générale dont l’Europe fait l’objet. Cela ne se fera pas. Nous verrons donc un nouveau cataplasme appliqué sur la jambe de bois de l’union européenne.

  7. Une monnaie nationale ne protège ni du néolibéralisme, ni de la spéculation, ni du productivisme [+]

    2
    ARGUMENT

    A-t-on vu quelque gouvernement britannique s’opposer au néolibéralisme du fait qu’il disposait de la livre sterling? Le franc, la livre ou la lire étaient-ils des boucliers contre les attaques spéculatives? Et le capitalisme appuyé sur les «États souverains» n'a-t-il pas produit un modèle de consommation destructeur, pillé les pays du Sud et creusé la dette écologique du Nord? La Banque de France, qui ne fait plus d’avances au Trésor public depuis 1973, mènerait-elle par nature une politique plus sociale que la Banque centrale européenne

    On confond ici deux principes d’impossibilité

  8. Sortir de l'euro serait une folie [+]

    2
    ARGUMENT

    Quand l'euro augmente de 0,1 point, ça coûte un milliard d'euros à Airbus. Je me battrais pour que la parité de l'euro permette aux entreprises européennes d'être compétitives dans la compétition mondiale. L'euro est une grande réussite européenne, une force et une protection (...) Sortir de l'euro serait une folie.

  9. La fin de l'euro supposerait un coût trop important pour les banques et les fonds de pension [+]

    2
    ARGUMENT

    Les grandes banques françaises et allemandes détiennent à leur actif une bonne part de la dette des petits pays périphériques. Une explosion de l'euro aboutirait à une rapide dégradation des taux de change des pays sortant de l'euro. et donc les institutions financières et les épargnants des contrées riches se verraient contraints de provisionner des montants considérables.

  10. Tout le monde veut le sauver, y compris les Allemands [+]

    1
    ARGUMENT

    Ensuite, tout le monde veut le sauver, y compris les Allemands, qui étaient européens par mauvaise conscience historique et le sont devenus par intérêt. Enfin, ceux qui prônent la sortie de l'euro afin de pouvoir dévaluer oublient que, pour qu'une dévaluation réussisse, il faut un plan de rigueur. Comme les pays qui dévalueraient conserveraient leur dette en euros, ces plans seraient beaucoup plus lourds que ceux d'aujourd'hui.

  11. Il ne peut pas mourir [+]

    1
    ARGUMENT

    D'abord, parce que son coût de destruction serait au-delà de l'imaginable. Au bord du gouffre, les décisions jugées aujourd'hui iconoclastes seraient prises.

  12. L’avenir de la mondialisation est aux grands marchés intégrés aux monnaies fortes [+]

    1
    ARGUMENT

    zone yuan, zone dollar, zone euro- au risque sinon de se soumettre aux risques de crises de change douloureuses et injustes

  13. Nous pouvons encore sauver l'euro mais il faut prendre des mesures draconiennes de démondialisation financière [+]

    1
    ARGUMENT

    Il n'y a plus d'argent. Ce que je propose, c'est que les banques payent.

  14. Explosion de la dette française [+]

    1
    ARGUMENT

    Il faut bien comprendre qu’au moment même où on sortirait de l’euro, la dette française qui est environ de 1.300 milliards passerait au moins à 1.500 milliards d’euros. En quelques secondes, on met 200 à 300 milliards d’euros en plus.

  15. En une décennie, l'euro est passé devant le yen, la livre sterling et le franc suisse [+]

    1
    ARGUMENT

    La création de l'euro est un autre exemple de la "nécessité de la dimension", et c'est un grand succès : en une décennie, l'euro est passé devant le yen, la livre sterling et le franc suisse, pour devenir la deuxième monnaie d'usage mondial, après le dollar. Un des plus grands marchés de consommation dans le monde n'aurait pas pu fonctionner avec une quinzaine de monnaies flottant entre elles. La crise actuelle, provoquant une cascade de dévaluations compétitives, aurait disloqué le système et infligé des secousses graves aux entreprises. Les Européens auraient découvert l'angoisse de vivre dans un champ de ruines monétaires.

  16. Un tam tam très organisé de certains journaux financiers et économistes américains contre la zone euro [+]

    1
    ARGUMENT

    Il y a eu comme par hasard immédiatement après la dégradation de la note américaine un tam tam très organisé, une orchestration effectuée par les journaux financiers comme le Wall Street Journal, quelques grands économistes comme Nouriel Roubini et par quelques responsables importants de l'économie américaine, comme l'ancien président de la Fed Alan Greenspan. Ils ont tous, jour après jour jusqu'à la fin du mois d'août, passé leur temps à expliquer que l'euro était mort, que la zone euro était fichue.

  17. Ouvrons les yeux : l'Euro et l'Europe sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber le choix me paraît simple [+]

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    ARGUMENT

    La mutualisation partielle des dettes, c'est la pompe pour éteindre le feu et redonner un sens à la coopération communautaire. Les Etats membres, simultanément, doivent lever leurs dernières objections aux six projets de directives sur la gouvernance économique, dont le Parlement européen a logiquement durci le contenu pour rendre plus automatique les sanctions en cas de dérapage budgétaire.

    J’ai toujours dit que le succès de l'Europe, sur le plan économique, repose sur un triangle: la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. Il faut passer à l'acte. Car si on ne le fait pas, les marchés continueront de douter.

    Depuis le début de la crise, les dirigeants européens sont passés à côté des réalités. Comment peuvent-ils penser que les marchés vont croire aux promesses du sommet de la zone euro, le 21 juillet, s'il faut attendre la fin septembre pour les transformer en actes?

  18. Fort risque de voir l’ensemble de la construction européenne se défaire à la suite d’une sortie de l'euro [+]

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    ARGUMENT

    L’euro est une institution qui – juridiquement – est périphérique à la construction européenne.

    Si la sortie d’un ou de plusieurs pays de cette zone devait entraîner l’effondrement de l’UE, il faudrait alors sérieusement s’inquiéter sur la solidité de cette dernière

CONTRE

  1. Depuis 2010, notre pays a déjà versé près de 9 milliards d’euros à la Grèce [+]

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    ARGUMENT

    La multiplication des plans de « sauvetage » de la zone euro est en train de précipiter la France dans la spirale infernale de la dette, en témoigne le nouvel alourdissement du déficit de l’Etat en mai. Par idéologie, Nicolas Sarkozy, le président de la dette (+ 400 milliards depuis le début du quinquennat !), continue de plomber les finances nationales.

    Depuis 2010, notre pays a déjà versé près de 9 milliards d’euros à la Grèce. Les deux derniers versements à ce pays, effectués en janvier et en mars 2011, expliquent en large partie l’augmentation du déficit de l’Etat, porté à 68,4 milliards d’euros fin mai, soit davantage qu’en 2010, année déjà catastrophique.

    Il est grand temps que Nicolas Sarkozy s’interroge sur la politique de sauvetage « à tout prix » de l’euro qu’il impose aux Français avec la complicité du PS, sans vote ni débat. Les plans de sauvetage qui se succèdent depuis des mois, à destination de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne demain, ne servent à rien. Nous avons suffisamment de difficultés en France, de misère et de chômage, pour exiger que l’argent des Français aille aux Français, plutôt qu’à des banques et à des créanciers internationaux.

  2. Une unique politique monétaire appliquée à des pays qui n'ont pas la même structure industrielle ni la même démographie [+]

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    ARGUMENT

    Les faits sont là. La politique de l'euro fort, prônée et défendue par l'Allemagne produit un effet catastrophique sur les pays qui n'ont pas sa structure économique. Inévitablement, ils ne pourront pas subir indéfiniment une politique monétaire identique qui tue à petit feu leur tissu industriel !

  3. Une monnaie est faite pour un pays [+]

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    ARGUMENT

    L'Allemagne dispose de monopole techniques, elle a un tissu industriel. Même avec des prix forts, elle continue d'exporter. La France n'a pas un tissu industriel comparable à l'Allemagne et nous avons vu notre compétitivité se dégrader. Cette monnaie n'est donc faite que pour l'Allemagne. Nous avons adopté un mark-bis.

  4. Les dirigeants français sont en train d'envisager une solution extrême dans le dos des peuples : la fédéralisation économique totale de la zone euro. [+]

    2
    ARGUMENT

    Cette option a les faveurs de la technostructure européenne et constitue le choix non encore avoué publiquement de Nicolas Sarkozy. Cette option a pourtant tous les traits d'une utopie totalitaire. Privés de leur politique budgétaire, les Etats européens ne feraient vivre à l'intérieur de leurs frontières qu'un simulacre de démocratie. Une superstructure monstrueuse, déjà baptisée "ministère des Finances européen", déciderait dans l'opacité de nos politiques d'éducation, de santé, de sécurité. (…) La crise de l'euro révèle une profonde crise du débat français. Je suis la seule à aborder de front cette question, comme sur d'autres sujets. Je sais que l'histoire proche me donnera raison : l'euro mourra. Je ne peux donc pas tolérer que le débat soit refoulé par des élites irresponsables

  5. Le mark-bis qu’est l’euro convient à l’Allemagne. Il ne convient pas aux autres pays européens. [+]

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    ARGUMENT

    Il y a six ans, le peuple français rejetait par 55% des voix le projet de Constitution européenne. Le traité de Lisbonne, voté en 2008 par la majorité UMP appuyée par une majorité de parlementaires socialistes a repris la substance du projet constitutionnel. Cette forfaiture à l’égard du Peuple français s’est doublée d’une erreur majeure : quand quelques mois plus tard, la crise fut venue, l’Europe se trouva fort dépourvue. La crise financière touche aujourd’hui le système de l’euro. Cette crise était contenue dans le vice de conception initial. Le traité de Maastricht a méconnu la réalité irréductible des nations en voulant leur imposer le carcan de la monnaie unique. Celle-ci était une mauvaise réponse à la réunification allemande. Le mark-bis qu’est l’euro convient à l’Allemagne. Il ne convient pas aux autres pays européens. Le traité de Lisbonne a persévéré dans l’erreur. On le constate aujourd’hui : l’attentat contre la démocratie a été doublé d’un contresens historique.

  6. Retrouvons notre monnaie nationale [+]

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    ARGUMENT

    Prisonniers consentants d'une monnaie unique qu'ils associent à tort à l'idée européenne, les oligarques de Bruxelles ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de tuer l'Union européenne (UE). Comme prévu, on ne peut pas plaquer sur des économies différentes une monnaie unique. Puisqu'il n'y a ni réelle circulation des travailleurs ni transferts financiers entre les Etats, toute différence de compétitivité entre deux pays se traduit logiquement par un excédent commercial excessif d'un côté, et par du chômage de masse de l'autre.

  7. Le SME, une alternative offrant plus de souplesse [+]

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    ARGUMENT

    Il faut rappeler qu'un éventuel retour des monnaies nationales ne signifie pas une fin de toute politique monétaire européenne. Il y aurait encore un intérêt à conserver l’euro comme une monnaie commune de réserve. Elle pourrait être, comme avant 1999 avec le SME (système monétaire européen), une unité de compte composée de fractions des monnaies nationales. Ainsi, elle faciliterait le travail des entreprises du continent, d’autant plus qu’elle pourrait alors dépasser le cadre étroit de la zone euro.

  8. Les Anglais, les Polonais, les Suédois, les Danois, se réjouissent aujourd'hui de ne pas avoir intégré la zone euro [+]

    2
    ARGUMENT

    Les Anglais, les Polonais, les Suédois, les Danois, qui se réjouissent aujourd'hui de ne pas avoir intégré la zone euro, voient tout au contraire leurs exportations redémarrer et leur croissance repartir. Ils ne subissent pas la politique de l'euro trop cher dictée par l'Allemagne.

  9. Le retour au franc, de toute façon, c'est inéluctable. Il faut le préparer. [+]

    1
    ARGUMENT

    La clef, c'est de retrouver notre liberté monétaire pour enfin refinancer notre dette à 0 % par la Banque de France, ce que nous ne faisons plus depuis 1973. Tout mon programme économique repose là-dessus.

  10. J'enrage ! Pourquoi vouloir sauver un système qui nous ruine, nous asphyxie, asservit notre peuple ? [+]

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    ARGUMENT

    C'est fou quand on y pense

  11. L'euro est le choix d'idéologues d'Etats-Unis d'Europe qui ne sont pas mûrs [+]

    1
    ARGUMENT
  12. L'euro a renforcé les forts et affaibli les faibles [+]

    1
    ARGUMENT

Ils sont pour

Portrait de Nicolas Sarkozy
Portrait de Jacques Attali
Portrait de Alain Minc
Portrait de Jean-Luc Mélenchon
Portrait de Dominique de Villepin
Portrait de François Bayrou
Portrait de Attac France
Portrait de Arnaud Montebourg
Portrait de Bal
Portrait de Jacques Delors
Portrait de Laurence Parisot
Portrait de Valéry Giscard d'Estaing

Ils sont contre

Portrait de Nicolas Dupont-Aignan
Portrait de Jonhy
Portrait de Marine Le Pen
Portrait de Jean-Pierre Chevènement
Portrait de MikeOfDeath

Modérateur

Portrait de Polemix
Polemix
Polémiste à son compte
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Activité

Dossier

J’étais contre le décollage de l’avion. Il est en vol. [+]

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ARGUMENT

Je ne propose pas de sauter par le hublot mais de reprendre les commandes de l’appareil pour l’aider, si possible, à atterrir en douceur.

Le néofranc sera comme un satellite dans l’orbite du néomark [+]

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ARGUMENT

La réalité européenne implique qu’en cas de retour aux monnaies nationales, le néofranc sera comme un satellite dans l’orbite du néomark, nous aurions les inconvénients de l’euro sans en avoir les avantages

La crise de l’Euro est avant tout une crise politique [+]

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ARGUMENT

La crise de l’Euro est avant tout une crise politique. Il ne s’agit pas de nier les risques d’insolvabilité de la Grèce, les dettes accumulées par le Portugal et l’Irlande et la fragilité de l’Espagne et de l’Italie, pas d’avantage de passer sous silence les risques que présentent les comptes publics de la France. Mais l’Europe paye d’abord son absence de stratégie commune de désendettement, et ce des avant la crise de 2008.

Le péril est devenu imminent. C’est bien moins la Grèce qu’il faut sauver que la monnaie unique en elle-même. La crise n’est pas celle d’une économie défaillante mais celle d’une Europe impuissante. Le mal qui frappe l’euro n’est pas financier mais politique. (...) Les marchés ont parfaitement compris que devant la faiblesse de l’Europe, ils étaient les plus forts et qu’ils gagneraient à tous les coups. Les banques qui ont joué imprudemment avec la Grèce savent qu’elles échapperont à toute restructuration de leur prêt grâce à la complicité de leur gouvernement. C’est la victoire des agences de notations dont les verdicts tombent comme des diktats. Le pouvoir a changé de main. La démocratie a cédé, ou plutôt abdiqué. L’acte a été scellé lors du sommet de Deauville quand Nicolas Sarkozy a conclu un accord avec Angela Merkel refusant toute augmentation du budget européen et toute nouvelle ressource.

Je ne sais pas ce qu’est la crise d’une monnaie surévaluée de 20%! [+]

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ARGUMENT

Pourquoi les Allemands savent-ils qu’il faut sauver la Grèce? Parce qu’ils ont été les grands bénéficiaires de l’affaire grecque, qui a tiré l’euro vers le bas et facilité leurs exportations. L’attitude allemande de sauvetage de la Grèce est intelligemment égoïste. Si l’Allemagne revenait au deutschmark, elle serait en récession.

L'euro est une monnaie crédible [+]

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ARGUMENT

L’euro est une monnaie crédible puisqu’il a conservé sa valeur au cours des douze dernières années. En clair : ce n'est pas l'euro qui est en danger mais la politique fiscale de certains pays, qu'il faut prendre à bras-le-corps.

Pourquoi la survie de l'euro à long terme est improbable [+]

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ARGUMENT

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