Non seulement, l'Europe est un groupe hétérogène de 27 pays, mais en plus les européens ne font rien pour créer l'unité politique. Aujourd'hui, on ne sait pas qui est à la tête de l'union. Est-ce Van Rompuy, le président du conseil? Est-ce Barroso, le président de la commission? Est-ce l'Espagne, qui assume la présidence tournante? Est-ce le couple franco-allemand sensé impulser l'ensemble? Bref c'est le bordel.
Europe, l'heure du déclin?

Il est symptomatique qu'Obama ait poliment décliné l'invitation européenne au prochain sommet à Madrid. Selon la presse américaine il a tout simplement mieux à faire chez lui. Egalement symptomatiques, les difficultés économique de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne, l'aide du FMI à des pays comme la Hongrie, l’Ukraine, l’Islande, le Bélarus et la Lettonie, l'attaque des marchés contre l'euro, qui semblent indiquer que l'Europe, vieille et vieillissante, sera la grande perdante de la crise. Entre l'essor asiatique et la vitalité américaine, l'Europe semble vouée à devenir un nain diplomatique, économique et culturel.
Les arguments du débat
Divisée politiquement, elle ne peut pas avoir d'influence internationale
POUR
-
Divisée politiquement, elle ne peut pas avoir d'influence internationaleARGUMENT 01 sept. 11
-
Déclin démographique en effetARGUMENT 01 sept. 11
Il est prévu que la population européenne culmine à 520 millions de personnes en 2035, mais ce sera une population vieillissante (plus d'un tiers de plus de 65 ans). Si rien n'est fait pour inverser cette tendance, l'Europe sera devenue dans 25 ans une gigantesque côte d'azur.
-
17 ministres dans un paquebot au milieu d'une tempêteARGUMENT 19 sept. 11
Hier soir, les 17 (ministres des Finances réunis en Pologne, NDLR) - alors que la spéculation est là , que l'incertitude est partout - n'ont pas pu se mettre d'accord sur la mise en œuvre d'une taxe sur les transactions financières et ont renvoyé leur décision à mi-octobre. Ça veut dire que ces 17 ministres qui sont dans un paquebot au milieu d'une tempête ont discuté avec des petits calculs (...). C'est une honte!. Je porte le deuil aujourd'hui et je suis indigné (...). Ce qu'ils ont fait hier a porté un coup terrible à tous ceux qui, depuis 1948, s'attachent à avoir une vision d'une Europe en paix et d'une Europe prospère.
CONTRE
-
On change vite d´avisARGUMENT 31 août 11
Première puissance mondiale : L´Europe avec 12000 milliards de dollars de PIB, Premier consommateur.
Les Usa : 10500
La Chine 4000, avec une crise immobilière massive et une inflation terrible qui se profile dans trois mois au max.
Pas de soucis, si le chef de la banque américaine vient chez nous, c´est que tout le monde a peur et veux nous sauver, évidemment, ... c´est bien finalement la Mondialisation des problèmes. Sinon, pourquoi TOUTES les places bousières s´effondrent ?
Lol
Avant l´Europe c´était l´Eldorado, maintenant, c´est : on en foutu, n´importe quoi.Le Gars Bourré
-
On a mis la charrue avant les bœufs : on a fait une union et maintenant on veut mettre des citoyens dedans. Il fallait d'abord créer un citoyen européen, les institutions pour vivre ensemble seraient alors venues d'elles-mêmes!
Comment créer ce citoyen ? Comme on a créé le citoyen français : par une école gratuite, laïque et obligatoire. Pourquoi ne pas faire une année scolaire européenne qui serait faite en dehors du pays d'origine, dans un pays dont on ne connaît pas la langue. Il faudrait des campus, creusets de l'Europe, de 400 à 600 élèves et 8% d'encadrants du pays d'accueil, avec des TP de langue. Les conscrits se choisiraient des représentants pour créer un tissu européen original, propre à notre diversité. Avec la qualité à tous les niveaux de ce dispositif, on fera une union forte et originale… -
Maître Capelle a besoin de clarté : ein Volk; ein Reich, ein Führer! (Un peuple, un royaume, un conducteur)
Pour l'Europe, ce modèle ne marche pas. Il faut pourtant s'unir, mais sur des bases nouvelles. Maître Capello veut un retour à des idées qui ne fonctionnent pas.
Il faut être inventif, mais les conservateurs ont peur des idées nouvelles.
(Si toutefois ils les laissent s'exprimer: voir la tentative de museler la presse en, Hongrie...) -
Si, lors de la guerre de Georgie Sarkozy était intervenu au nom de la France, la Russie aurait continué la guerre et écrasé la Georgie. Intervenant au nom de l'Europe, le massacre s'est arrêté. De même, pour négocier des contrats d'achat d'énergie ( le pétrole surtout), le faire dans un ensemble européen permet une pression à la baisse plus forte. Vouloir rétablir des "écluses" économiques comme le voudrait une partie des économistes (extrême droite surtout) et des négociations bilatérales serait une catastrophe économique pour la France. Et on pourrait multiplier les exemples à l'infini...
Ce n'est déjà pas folichon avec l'Europe, alors imaginez la déroute si nous, petit peuple d'un pays très moyen, on voulait se montrer aussi fort que le boeuf !
Non : la construction européenne est inéluctable si on veut vivre à peu près confortablement, mais évidemment ce ne sera pas facile.
L'avenir est aux peuples qui savent s'unir.
Modérateur
Dossier
Pas de contributions pour le moment !


