Ce sont des sociétés cotées dont la santé dépend du nombre d'évaluations qu'elles produisent
Car ce que l'on sait c'est que ces organismes, dotés, comme les empereurs romains dans les jeux du cirque, d'un pouvoir de vie ou de mort sur les gladiateurs modernes que sont les firmes et les États aux prises avec le Moloch Finance, sont d'abord des entreprises. Ils ont un bilan à défendre. Des actionnaires à servir. Des profits qui gonflent, ou qui dégonflent, au gré de l'éventuelle déconfiture de leurs clients. On pourrait imaginer des autorités autonomes, siégeant au-dessus des parties, sereines. On rêverait, évaluation pour évaluation, d'évaluateurs libres et indépendants. On les verrait bien liées aux Banques centrales, ou au Fonds monétaire international, ou à tels régulateurs de marché. Mais non. Il y a là des entités qui gagnent leur vie, prospèrent, en fonction de leur rendement. Ce sont des sociétés cotées dont la santé dépend du nombre d'évaluations qu'elles produisent, du bruit que ces évaluations vont faire, de leur mise en scène possiblement dramatique, des fuites plus ou moins calculées par leurs services de marketing. Ce pouvoir nouveau est le fait d'un oligopole de trois grands groupes menant leurs petites affaires au mépris de l'intérêt général ;
Contributeur
Le débat
Les agences de notation
Paradoxe Débat | avr. 2010 | 30 argumentsMais pour qui ils se prennent ces types qui notent les entreprises comme de l'andouillette et qui ont visiblement le pouvoir de faire chuter un pays comme la Grèce ou le Portugal? Lire la suite


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